le blog de MARILYNE BERTONCINI

La Dernière Oeuvre de Phidias (extrait) – lecture-concert du 12 mai 2O17 au Farinelli

avec Serge Pesce et sa guitare accommodée.

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23 mai, 2017 à 17:11 | Commentaires (0) | Permalien


SHANSHUI dans Immagine e Poesia, publication internationale en pdf

CapturevvvvShanshui (chinois : 山水, montagne-eau), est un terme chinois qui évoque le paysage littéraire et pictural. Il désigne plus précisément un type de paysage naturel, non urbain – ou sa représentation dans la peinture chinoise – comportant toujours des inscriptions calligraphiées.

C’est le titre de mon poème publié par Huguette Bertrand et Lidia Chiarelli dans le recueil Immagine et Poesia, téléchargeable gratuitement en pdf à cette adresse: 

https://immaginepoesia.jimdo.com/e-book-2017/

 

 

 

 

15 mai, 2017 à 9:39 | Commentaires (0) | Permalien


La dernière oeuvre : essai de voix

En attendant le spectacle, avec la musique de Serge PESCE, vendredi 12 MAI, à 19h30, au restaurant FARINELLI, rue de Beaumont, à NICE, cet essai de voix sur un extrait du poème LA DERNIERE OEUVRE DE PHIDIAS, publié aux éditions Jacques André

 

 

11 mai, 2017 à 19:20 | Commentaires (0) | Permalien


La Dernière Oeuvre de Phidias, lecture-concert

phidias -2 Copie

verso du flyer Phidias-page-001

18 avril, 2017 à 9:23 | Commentaires (0) | Permalien


Milan était asphalte ( Milano era asphalto (Milo De Angelis)

.

Milan était asphalte, asphalte liquéfié. Dans le désert
d’un jardin nous surprit la caresse, la pénombre
adoucie envahissant les feuilles, heure sans jugement,
espace absolu d’une larme. Un instant
en équilibre entre deux noms s’avança vers nous,
devint lumineux, se posa en respirant sur la poitrine,
sur la grande présence inconnue. Mourir fut cet
émiettement des lignes, nous là et le geste partout,
nous dispersés dans la suprême tension de l’été,
nous parmi les ossements et l’essence de la terre.

(trad. Marilyne Bertoncini)

.

pluies de novembre (2)

 

Milano era asfalto, asfalto liquefatto. Nel deserto
di un giardino avvenne la carezza, la penombra
addolcita che invase le foglie, ora senza giudizio,
spazio assoluto di una lacrima. Un istante
in equilibrio tra due nomi avanzò verso di noi,
si fece luminoso, si posò respirando sul petto,
sulla grande presenza sconosciuta. Morire fu quello
sbriciolarsi delle linee, noi lì e il gesto ovunque,
noi dispersi nelle supreme tensioni dell’estate,
noi tra le ossa e l’essenza della terra.

Milo De Angelis

23 mars, 2017 à 16:15 | Commentaires (0) | Permalien


Voix africaines, au Printemps des Poètes

 

Au Farinelli, à Nice ouverture du « Printemps des poètes », samedi 4 mars 2017, avec la lecture de jeunes voix africaines, publiées sur la revue numérique Recours au poème - un émouvant moment de partage avec un public chaleureux, qui a participé en choisissant et en lisant des poèmes avec nous !

ici, un poème qui n’a pas été choisi par le public, mais qui faisait partie de notre sélection et que j’aime beaucoup : « Bond vers… » de A R Aboyoyo Aboyoyo, poète camerounaise :

 

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Ces fragments de vie qui s’envolent
Aux heures tièdes du jour
Ces lambeaux de vie qui se disséminent
Dans les fracas impétueux du néant
Ces morceaux de vie qui s’entrechoquent
Dans la caserne de l’étroitesse

 

 

 

 

 

Ces vies sans vie17103754_10154950253811877_3824638826941816524_n
Vivifiées dans les soirs enrobés de lune
Ces vies sans vie
Vivifiées dans l’espoir
De briser le pouvoir de la mort

 

Ces vies vraies vies
Sporalisées dans la bourrasque du dédain
Ces vies pittoresques
Qui s’entrelacent à l’affût
De l’étincelle du rudoiement

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Ces petits brins de vie
Qui dansent en pleur au soir d’une vie sacrifiée,
Ces vies montage d’une vie
Encore plus heureuse
Encore plus lumineuse
Encore plus soyeuse
Ces vies qui portent le germe
De la naissance
Ces vies crépuscule et aube étoilés
Ces vies qui s’accrochent vigoureusement
Au pouvoir du bourgeonnement
Ces fragments de vie qui s’envolent
Aux heures tièdes du jour.

 

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7 mars, 2017 à 10:22 | Commentaires (0) | Permalien


Aux Portes de Yeruham

.

.

 C’était jadis

c’est aujourd’hui

 

Ils avaient cheminé longtemps vers le couchant

parcouru les déserts

franchi le fleuve de la peine et ses eaux de limon

vers le pays de Canaan

 

Beaucoup étaient morts sur la route

et leurs os blanchis sur les sables

dessinaient le chemin douloureux

de l’Exode

La cohorte sans fin marchait les yeux fixés à l’horizon

femmes avec des enfants dans les plis de leurs robes

hommes au regard creusé chargés de peu d’effets

après tant de chemin et après tant d’efforts

 

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collage Ghislaine Lejard

 

 

Au pied de Yeruham

ils s’étaient arrêtés

assoiffés de l’ombre des palmiers

bleue parmi les fontaines

et les chants des ramiers qui montaient dans le ciel

rose du crépuscule avec des cris d’enfants

comme des éclaboussures

sur l’or aride du désert

 

Mais la ville était fermée

 

 

 

*

 

Cétait jadis

c’est aujourd’hui

 

Instables comme les dunes au souffle du désert

furent dressées devant la ville

cadenassée sur ses richesses

les ailes frissonnantes d’un camp de toile

et les enfants nés en chemin contemplaient la porte

immense qui leur barrait l’avenir

 

Et les troupes de Yehoshua enlacèrent

sept jours durant

l’oasis aux palmiers

du chant des trombes et des rhombes

sous le soleil ardent

dans l’ombre rousse de la ville

falaise roide surgie des sables

 

Mais au coeur inflexible de la citadelle

le coeur des habitants demeurait sourd

au son d’or des trompettes

faisant fleurir sur la muraille des plaies de roses

comme des mains agriffées à la roche

 

La vie indifférente y poursuivait son cours

dans le calme discret de leurs frais patios

où chuchotent les oiseaux

sur les marchés où dattes et citrons s’amoncèlent

dans les rires et les cris des hommes insouciants

 

*

 

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collage Ghislaine Lejard

C’était jadis

c’est aujourd’hui

 

Sept jours durant les troupes

enlacèrent la ville

 Au soir de la septième lune

dans des clameurs de cuivre s’écroulèrent les murs

Au souffle des trompes d’or une fine poussière

s’éleva en colonne noire et tourbillonnante en place des murailles

et quand elle retomba

des fleurs saignaient dans les gravats

devenus sable à Yeruham

 

*

 

Souvent à travers le désert

jusqu’au rivage de la mer

le vent roule – pelotes sèches -

les roses mortes de Yeruham

 

Elles attendent une larme pour ouvrir leurs rameaux

et reverdir en l’âme qui saura les cueillir

 

C’était jadis

c’est aujourd’hui

.

.

(février 2017 – poème inspiré par les collages de Ghislaine Lejard.)

.

.

9 février, 2017 à 19:11 | Commentaires (0) | Permalien


Poème de Luigia Sorrentino

saint andré des alpes sur la route (68) - Copie

 

en forme d’écu l’aile
qui presse de chaque côté vers l’extérieur
de quelques millimètres dans cette vertèbre
elle cherche une cavité à sa marge
revient le geste qui oppresse
à couper le souffle
flambe comme des ciseaux -
s’étend en produisant la nécessaire
vibration
mais par la taille ne diminue
la peine survenue,
l’être ici au beau milieu
comme granule
infiniment ou poussière
confusément, au froid

(trad. Marilyne Bertoncini)

.

*

.

ha la forma di uno scudo l’ala
che si spinge esternamente su ciascun
lato a millimetri, in quella vertebra
cerca un incavo al suo margine

ricorrente il gesto che stringe
fino a togliere il respiro

divampa come una forbice
si stende producendo la necessaria
vibrazione

ma di taglio non si riduce
la pena nella venuta,
lo stare qui in mezzo
come granello
infinitamente o pulviscolo
confusamente, al freddo

.

.

.

*

26 janvier, 2017 à 17:58 | Commentaires (0) | Permalien


Icare

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                   L’oeil du monde palpite

Le vent ploie les oiseaux

    Qui

        te regarde encore

                    dans l’ombre qui s’étend?

 

Celui qui fixe la lumière

arrache des écailles d’ombre

           au soleil

 

           Le monde écharpillé –

Comment le rapiécer?

.

.

.

*

25 janvier, 2017 à 20:43 | Commentaires (0) | Permalien


(re) Commencement

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Si tu nages jusqu’au bout de ton rêve

tu parviens outre la porte des songes

sous les algues flottantes du sommeil

dans l’aurore de blancs coquillages

 

Là comme aux tout premiers temps

les choses espèrent d’être dites

et dans l’attente d’un destin

balbutient d’éphémères formes

 

Tout désordre te lie

aux choses qui s’ébauchent

entravant ton retour

au monde des vivants

*

25 décembre, 2016 à 8:59 | Commentaires (0) | Permalien


Noctis Imago sur Journal de Mes Paysages – 4 (extrait)

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Journal de mes paysages, novembre 2016 – revue créée par Pierre Saunier et Martin Wable, 

contact journaldemespaysages@gmail.com

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6 décembre, 2016 à 14:58 | Commentaires (0) | Permalien


Cantique des Cantiques

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à Marc Chagall

 

Dans les nuages du matin rose tyrien

couleur de muqueuse nue

sensible et gonflée

humide et tendre comme

l’intérieur d’une bouche

s’étirent des corps sirènes

 

Leur sommeil alangui rêve

de mille fleurs

Une colombe apporte

l’anneau nuptial aux couleurs

d’arc-en-ciel

 

Tout flotte dans l’espace

où des lapins pourchassent

des musiciens-oiseaux

 

Des acrobates bleus jouent du silence d’or

et des branches d’un arbre comme un fantôme blême

lentement se dissolvent

ses feuilles

sur les pages du Livre.

*

 

25 novembre, 2016 à 22:46 | Commentaires (0) | Permalien


L’ombre de la neige

 avec les aquarelles lumineuses et oniriques de Cécile A. Holdban,  dans un petit livre en 4 exemplaires !

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 Est-ce que les arbres nous rêvent
au long cours de l’hiver?
Notre âme frémit-elle
sous la résine des bourgeons?

 

 

 

 

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 Dans l’ombre mauve du jardin
la neige est couleur de glycine
les branches de cendre
dessinent un chemin
qui descend
lentement

 

 

 

 

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8 novembre, 2016 à 13:09 | Commentaires (0) | Permalien


Phryné déesse grenouille (Micromythologie, 16)

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Sybillin signe sur la vase séchée

la fleur de lys laissée par une patte

 

Une nymphe est cachée

sous l’aile du silence

 

Les cigales tziganes détissent le ciel blanc

et son reflet dans l’eau

 

Sous le reflet de l’eau et les cheveux des algues

le ruisseau est marbré de l’or des diatomées

 

Serti d’un anneau d’or sous la floraison d’eau

t’observe inobservé le noir onyx de l’oeil

 

de Phryné camouflée

dans sa livrée de moire

 

28 octobre, 2016 à 11:33 | Commentaires (0) | Permalien


Philémon et Baucis au jardin de Saorge (micromythologie, 15)

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.

Dans le verger du monastère

un cerisier au tronc tordu verse l’asile de son ombre.

Regarde-le

 

sous l’écorce noircie

deux corps

amoureusement s’étreignent de peur

de se perdre.

.

25 octobre, 2016 à 22:44 | Commentaires (2) | Permalien


PING-PONG – ou de la traduction

 

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collage Ghislaine Lejard

 

Traduire       ou

jouer sur      l’écho         des mots

 

le jeu de Lego d’un      je       à l’autre

d’un point à l’autre de     l’hémisphère

 

words like a bridge/pont

between works

pink gong qu’on entend

 

          Bingo

 

résonner entre

les mots qu’on       tend

entre les langues

 

tisserande sans filet

entre les mailles et les mails

 

lexique où l’on épingle les signes

dans le froissement des messages

télescopés syncopés          Hop et

 

back to the beginning again

 

les mots se cabrent et rebondissent

disent plus ou moins         refusent

les grilles et cinglent

vers d’autres rives


Retendre un pont

tout secouer

réamorcer redisposer

comme un puzzle

phrasal maze


        Mazel Tov

 

Tout vient à point

parfois

à qui sait attendre

 

On gagne à deux dans ce jeu

de ping-pong

 

et la balle des mots emporte le poème vers

d’autres destinées.

14 octobre, 2016 à 11:48 | Commentaires (0) | Permalien


Pourquoi écrire ?

 

Pourquoi est-ce qu’on écrit?

Pourquoi est-ce que moi, j’écris?

Et pourquoi est-ce que j’écris de la poésie?

 

De la poésie – dans un monde dépoétisé,

irréel à force d’être

monétisé, rentabilisé, évalué…

comment peut-on écrire de la poésie, traiter avec l’immatériel des mots,

quand on vous dit que ça ne se vend pas, que personne ne la lit.

Quand vos collègues vous disent

« je regrette, je n’ai pas de temps pour la poésie dans mon programme de Français. »

Quand vos amis vous disent

« c’est sûrement beau, mais je ne comprends rien à la poésie ».

Quand les éditeurs disparaissent ou vous renvoient votre manuscrit sans commentaire, ou pire encore.

Quand vous vous demandez si vous avez quelques lecteurs avec qui partager vos textes…

 

Oui, partager – c’est sans doute l’une des espérances qui font qu’on écrit – même si comme moi, on tend à repolir les textes si longtemps qu’ils parviennent rarement dans la boîte aux lettres d’un éditeur, qui risque de vous renvoyer… etc. (voir ci-dessus)

Partager – comme le pain de la vie - partes agereagir et donner – les deux marqueurs essentiels de notre humanité.

 

Partager les miettes d’émerveillement que me procure le réel -

car le réel est une source permanente d’émerveillement – même dans sa douleur, sa violence, son obtuse différence.

 

Partager AVEC le réel – en faire partie.

Oui, partager : agir en poète.

Car il me semble qu’être poète aille bien au-delà du fait qu’on écrive et publie de la poésie. Certains poètes publient – certains écrivent et pensent être poètes – mais je connais nombre de poètes qui vous seront à jamais inconnus – parce qu’ils n’écrivent pas. Parfois même parce qu’ils ne parlent pas.

Oui, il est des poètes muets, dont la seule présence au monde vous fait partager le réel d’une façon vibrante.

Vibrer – voilà :

j’écris de la poésie pour vibrer

en accord avec le réel qui m’entoure

et m’enchante.

13 octobre, 2016 à 16:50 | Commentaires (0) | Permalien


Tiny Titania (Micromythologie – 14)

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.

.

Dans sa robe d’automne,

elle est toute petite

et belle comme sortie d’un tableau de Chagall,

la petite musicienne de rue

saluée à l’angle

de la place

.

 

Toute bossue comme sortie

de la bogue d’une châtaigne

la petite fée de l’automne agite son archet

et le vent se soulève

l’emporte avec son violon

dans le tourbillon roux de sa robe de feuilles

mortes.

13 octobre, 2016 à 12:56 | Commentaires (0) | Permalien


Hespérides du Tram (Micromythologie – 13)

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Elles n’ont même pas vingt ans

Elles vivent dans le printemps même quand l’automne haute-couture

met des chasubles de damas aux arbres roux de l’avenue

 

et elles rient et se chahutent :

elles sont libres

Combien de temps?

 

Les mariages arrangés,

retour au bled pour des vacances -

Tu te rends compte, hop dans l’avion, et mariée !

et les costumes chamarrés – tu les mettrais toi?

 

Tout les fait rire

Combien de temps?

 

Elles parlent des garçons

et textotent du bout de doigts gracieux comme

le bouton des roses miniatures

à la vitrine du fleuriste

 

C’est bon d’écouter la jeunesse

me dit aussi une voisine

 

Plus loin, debout contre la vitre

sur laquelle elle flotte en son reflet nocturne

une autre jeune femme seule et chargée de sacs

 

Dans le triangle découvert du voile noir qui la recouvre

ses yeux tristes suivent sans voir

les arbres qui défilent dans l’outre-monde du vitrage.

1 octobre, 2016 à 9:15 | Commentaires (0) | Permalien


Nuages du matin ( Micromythologie – 12)

 

Sur les lattes bleues de la mer

seul l’éblouissant triangle d’une voile

le long des falaises de nacre d’innombrables nuages

couleur de lièvre -

inaccessible côte de l’île de DelosIMG_1132 - Copie

flottant sur l’horizon où elle glisse avant

de disparaître

 

29 septembre, 2016 à 19:07 | Commentaires (0) | Permalien


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