Le sable crisse sous les pas
volète entre les oyats
et les oyats meuvent
avec un bruit de cistres
leur lent drapé de houle rousse
Les racines creusent la dune
labourent la cendre du sable
et sourdement labyrinthent
tressant leurs longs doigts blêmes
autour du coeur de la matière
au creux noir de la parole
Les mots remontent de la mémoire
et cristallisent comme le sel
au pied de cendre des oyats.
.
.

