le blog de MARILYNE BERTONCINI

Poème de Luigia Sorrentino

saint andré des alpes sur la route (68) - Copie

 

en forme d’écu l’aile
qui presse de chaque côté vers l’extérieur
de quelques millimètres dans cette vertèbre
elle cherche une cavité à sa marge
revient le geste qui oppresse
à couper le souffle
flambe comme des ciseaux -
s’étend en produisant la nécessaire
vibration
mais par la taille ne diminue
la peine survenue,
l’être ici au beau milieu
comme granule
infiniment ou poussière
confusément, au froid

(trad. Marilyne Bertoncini)

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ha la forma di uno scudo l’ala
che si spinge esternamente su ciascun
lato a millimetri, in quella vertebra
cerca un incavo al suo margine

ricorrente il gesto che stringe
fino a togliere il respiro

divampa come una forbice
si stende producendo la necessaria
vibrazione

ma di taglio non si riduce
la pena nella venuta,
lo stare qui in mezzo
come granello
infinitamente o pulviscolo
confusamente, al freddo

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26 janvier, 2017 à 17:58


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