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« Vidalina » : lecture du roman de William Navarrete

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Vidalina – « ligne de vie » – nous emporte, par la caravelle d’un style empreint de l’esprit caraïbe, en un voyage à travers espace et temps : deux siècles, deux continents, et le projet d’Elba, cubaine dans la Havane d’aujourd’hui, de retrouver ses origines, cette ancêtre qui pourrait être le sésame lui permettant de quitter l’île pour rejoindre ses enfants exilés en Amérique.

 C’est une saga, qui nous fait découvrir l’histoire « non officielle » de l’île, et ce n’est pas ennuyeux : de façon finalement assez cinématographique, l’auteur ne retient que les faits saillants, et nous épargne les longs tunnels qui relient les événements dans la plupart des récits de cette ampleur. Chaque scène, chaque déplacement, sont essentiels, et s’ils bousculent le lecteur par la multiplication des personnages, des époques ( de nombreux flash-backs animent la narration) et des lieux, le lecteur est invité à se laisser porter par la voix du narrateur (et la traductrice, Marianne Million, semble avoir bien travaillé, car on « l’entend », les mots chantent la langue d’origine) évoquant ces fantômes dont les actions influent sur le destin présent des personnages.

(un arbre généalogique, au début du livre, permet de « raccrocher » en cas de lecture morcelée.)

extrait : « Siguanea Ahao, Camaraco, Guanaja, La Evangelista, Santiago, Santa Maria, L’île des Pirates, l’île au Trésor, l’île aux perroquets, Colonie Reine Amalia, l’île des Déportés, l’île des pins… l’île aux mille noms. Sait-on comment l’appelaient les premiers habitants, avant même l’arrivée de Colomb? »

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