Demeure un tracé qui n’est pas effacé
ramenant à ces portails de calades
rongés d’écume, aux barques
en cercle, au contact électrique.
Nous nous sommes aimés avant l’heure
pour rendre aux choses un nom,
la gorge à la soif, une expression
d’absolu au geste de la main
qui désormais s’incurve et rassure
dans le germe d’une clarté primordiale.
(traduction Marilyne Bertoncini)
C’è un tracciato che non dirocca
e rimanda a questi portici di calata
smangiati dalla spuma, alle lampare
in ronda, al tocco scardinante
Ci siamo amati anzitempo
per ridare un nome alle cose,
la gola alla sete, un’espressione
d’assoluto al gesto della mano
che ora s’incurva e rassicura
nel seme di un chiarore primitivo.
à écouter ici : https://youtu.be/cW3BT3kSvGU

