Poème de Daniele Beghè extrait d’un recueil inédit : Boomerang (traduction Marilyne Bertoncini) à écouter aussi en suivant le lien en italien et en dialecte de Parme. https://www.youtube.com/watch?v=yitvuIuZzq4&feature=youtu.be
La Giornata
I doppivetri della cucina al piano
rialzato tengono dentro il tiepido
del caffelatte e l’occhio critico
al figlio del vicino che trascina
lo zaino alla fermata del bus. Inizia
così la giornata che volge al termine
con l’orecchio teso all’appuntamento
col suono bitonala del lampeggiante;
È il furgone che vuota i cassonnetti :
gialli, marroni verdi e blu. Immoti
nel buio come mute cocorite.
La Journée
Le double vitrage de la cuisine à l’entresol
retient à l’intérieur le tiède
du café au lait et le regard critique
sur le fils du voisin qui traîne
son sac à dos vers l’arrêt du bus. Ainsi
commence la journée qui tire à sa fin
l’oreille tendue pour le rendez-vous
avec la sonorité à deux tons du clignotant.
C’est la benne qui vide les caissons à ordures :
jaunes, marron verts et bleus. Immuables
dans l’ombre comme de muettes perruches.

