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Pier Luigi Baccchini : Discours musical – discorso musicale

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DISCOURS MUSICAL

Cet organe ramifié du soleil, nourri de photons,
est une partition de vents –
tout près de notre mal.
Dans la fêlure de l’éclair j’ai écouté
l’apparition soudaine d’une voix de contralto.
Je l’observe en silence : souveraine antiquité
de triangle rectangle inversé.
Mon cèdre,
la méthode du hasard
dans sa luxuriance infinie
économise la moindre brindille, la moindre gouttelette
de résine, de pluie. Et si j’écoute ton instrumentation
de jeux d’air, et de crissement le long des jours,
et les brusques éclats
et les coups mécaniques du pic outre l’écorce
je ne peux que te dire rigoureux harmonium,
clé de violon, ligne de pentagramme
au sein d’un même délire créateur –
Alors que moi, je souffrais sur l’herbe
où une branche desséchée elle aussi
est une pause du rythme de l’évolution,
la césure d’un vers.

(trad. Marilyne Bertoncini)

 

DISCORSO MUSICALE

Questo ramificato organo del sole, nutrito di fotoni,
è una partitura di vènti –
accanto al nostro male.
Nella crepatura del fulmine ho ascoltato
l’apparizione improvvisa di una voce di contralto.
Lo guardo nel silenzio: sovrana antichità
di triangolo rettangolo ruotato.
Mio cedro,
il metodo del caso
nella sua sovrabbondanza senza fine
economizza ogni fuscello, ogni gocciola
di resina, di pioggia. E se ascolto la tua strumentazione
di giochi d’aria, e scricchiolii lungo i tuoi giorni,
e gli schianti
e i meccanici colpi del picus oltre la scorza
non posso non chiamarti rigoroso armonium,
chiave di violino, linea di pentagramma
dentro un medesimo delirio di creazione –
Ma intanto soffrivo sopra l’erba
dove anche un ramo disseccato
è una pausa del ritmo evolutivo,
la cesura d’un verso

(Pier Luigi Bacchini – Canti territoriali, 2009)

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