Accueil poésie Un sentier de randonnée au nom de Pier Luigi Bacchini (article de Luca Ariano avec deux poèmes)

Un sentier de randonnée au nom de Pier Luigi Bacchini (article de Luca Ariano avec deux poèmes)

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 Un long tronçon de la via Francigena, dans la province de Parme, a été nommé d’après le poète Pier Luigi Bacchini (1927-2014).
La route vallonnée (CAI 850), inaugurée le dimanche 21 juin par le maire de la ville, traverse la commune de Medesano sur toute sa longueur et atteint Marialonga, en passant par la ferme où le poète a vécu la majeure partie de sa vie.
Bacchini, qui peut désormais être considéré comme un classique, s’est inspiré de ces lieux pour ses vers,  rassemblés depuis 2013 dans la collection des Oscars Mondadori, par A. Bertoni.
Sa poésie de la nature, synthèse entre science et histoire, réalité quotidienne et dimension cosmique, trouve dans cette voie [1] sa mémoire et ses racines, au cours d’un voyage, comme celui de la route de Romea, plein de mémoire symbolique, dont cette poésie,  déjà définie «religieuse» [2] par d’illustres critiques pour sa tension visionnaire vers Dieu, enrichit à nouveau le sens.

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Il terrapieno

Un filare di pioppi, ben cresciuti,
ricchi di linfa. Il luogo fresco.
E la notte
un tale frastuono che per forza nel vento
gridavano trombe e cavalli – e uomini di guerra
che combattevano, e con la luna fra i rami
c’erano visioni – alabarde
e lance, e onde
degli stendardi. […]
Poi hanno scardinato il piccolo terrapieno
e le radici degli alberi, hanno sollevato il dorso
della tenera strada,
erbosa,
con la ruspa
e riportando la terra su e giù
ne hanno fatto una docile svolta per i carri e i trattori.[3]

Le remblai
Une rangée de peupliers, très hauts,
riches en sève. Lieu de fraîcheur.
Et la nuit
un tel vacarme que bien sûr dans le vent
criaient trompettes et chevaux – et des guerriers
combattaient, et la lune dans les branches
créait des visions – hallebardes
et lances et vagues
d’étendards. [...]
Puis ils ont disloqué le petit talus
et les racines des arbres, soulevé le dos
de la tendre route,
herbeuse,
avec le bulldozer
et déplaçant la terre ici et là
ils en ont fait un virage docile pour les charrettes et les tracteurs.

 

Le invenzioni

 

Come voi, parvenze splendide
iris cari, che squillanti schiere
viola (e i vostri
simili d’un tempo, i predecessori?) – siete tornati.
La rude primavera, la flagellante che incrudelisce
– gli starnuti, i catarri
le sue ire gelide – s’è tramutata in voi, profumatissimi
E con corolle e inchiostri
a grumi e barbe d’oro.
L’energia della primavera
qui, sul glande. Questa grazia è dovuta
a una smisurata violenza,
che la diffusa velata atmosfera
filtra – ultravioletti –
per noi per voi, tiepida incubatrice. […][4]

Les inventions

 

Comme, splendides apparences
chers iris, retentissantes foules
mauves (et vos semblables
d’autrefois, vos prédécesseurs?) – vous êtes de retour.
Le rude printemps, flagellant qui s’acharne
- éternuements, catarrhe
ses colères glaciales – en vous s’est transformé, tant de parfums
Et de corolles et d’encres
à grumeaux et barbes d’or
L’énergie du printemps
ici, sur le gland. Cette grâce venue
d’ une immense violence,
que la diffuse atmosphère voilée
filtre – ultraviolet -
pour nous pour vous, incubatrice tiède. [...]

 

 

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 traductions Marilyne Bertoncini

notes :

[1] Realizzato su iniziativa dell’associazione Libero Cammino

[2] Cfr. Mille anni di poesia religiosa italiana (EDB, 2019, a cura di Daniela Marcheschi).

[3] Da Visi e Foglie, Milano, Garzanti, 1993, Premio Viareggio.

[4] Ibidem.

https://farapoesia.blogspot.com/2020/06/canti-territoriali-sentiero-della-via.html?m=1&fbclid=IwAR0x29yAaMaMSZh4V7_1rBe7PiWcSL45zwZU7_-yg0Dr9K6RUF5HwxFvvNo

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