A l’occasion de la publication de 3 poesie di Luca Ariano sur la revue en ligne « Poetry Factory », ma traduction de l’une d’entre elles, évoquant les lieux qui me touchent à Parme, dans l’univers mémoriel mélancolique de l’ami-poète :
C’était un jeu immense la découverte
de ce palais par une journée de fin d’été
quand les orages changeaient les saisons.
Tu attendais que ça tourne depuis des années,
comme une rafale … un nouvel amour,
les études préparatoires d’un peintre
dans son atelier.
Jamais peinte cette toile, étrangère
la course d’une fillette qui s’enfuit …
les lumières d’avant-scène, musiques entendues déjà.
Loin des bals fastueux
avant le sac des salons,
comme est lointain pour toi le rivage,
les bois qui virent des peuples, des guerres,
en un instant flétris :
son incertain sourire sur ta pupille,
souvenirs de cendres …
et tu ne transmettras pas tes gestes.
Geste de Condottiere grecs
dans le guide touristique,
peut-être sous une montagne de déchets
des restes à découvrir avec stupeur :
avec le regard émerveillé de Bottego
quand il vit leurs yeux effarés.

