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Luca Ariano, « Toujours la mer t’a attiré »

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photo Giancarlo Baroni

photo Giancarlo Baroni

Il mare sempre ti attrasse,

forse per quell’illusione

prima o poi di salpare.

Anche tuo padre

-quasi un chiodo fisso-

prima di dimenticare tutto,

lui che mai seppe nuotare

ma con quello sguardo

solcato di acque lontane.

Spariranno coste e città

sommerse da ghiacciai

e quel gasdotto traverserà

i suoi boschi…ulivi secolari

che celano antiche necropoli,

rifiuti nuovi scarti industriali.

Cosa vedete voi?

Loro faranno l’amore

come alle prime armi,

adolescenti timorosi del dolore,

spensierati nell’ardore dimentichi

di troppe ferite.

Domani un tornado di pianura

scoperchierà tetti e lo sbalzo termico

una speranza fuori tempo massimo.

 

 

Toujours la mer t’a attiré,

peut-être pour cette illusion

d’un jour ou l’autre lever l’ancre.

Ton père aussi

- une sorte d’idée fixe -

avant qu’il n’oublie tout,

lui qui n’a jamais su nager

mais qui avait un regard

sillonné d’eaux lointaines.

Disparaîtront côtes et villes

submergées par les glaciers

et ce pipeline traversera

ses bois… de séculaires oliviers

cachant d’antiques nécropoles,

de nouveaux détritus, déchets industriels.

Qu’es-ce que vous voyez, vous ?

Eux, ils feront l’amour

comme pour la première fois,

adolescents inquiets de la douleur,

insouciants dans l’ardeur tu te détaches

de trop de blessures.

Demain dans la plaine une tornade

arrachera les toits et le choc thermique

une espérance sans limites. 

traduction Marilyne Bertoncini

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