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Franco Loi – Album di famiglia

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Franco Loi est un poète et essayiste italien né à Genève  le 21 janvier 1930 et mort à Milan le 4 janvier 2021. Son oeuvre écrite en italien et en langue dialectale, un milanais qu'il définit ainsi : 

51UR+qBQezL« Un milanese parlato a Milano negli anni cinquanta, quando per le immigrazioni, per i precisi cambiamenti di ordine sociale, la lingua non aveva più un suo tessuto fermo, chiuso, ma era completamente aperta, il milanese, in quel momento era una vera e propria lingua, culturalmente aperta a tutte le esperienze »* 

Son oeuvre abondante a été plusieurs fois récompensée : il a remporté le prix Bonfiglio pour la collection Stròlegh, le prix Nonino pour Liber et récemment le prix Librex Montale et le prix Brancati 2008 (section poésie) avec le livre Voci d’osteria. Il a reçu la médaille d’or de la Province de Milan et a également reçu l’Ambrogino d’oro et le « Sceau de Longobard de la Région Lombardie »  de la Municipalité de Milan.


J’ai choisi de rendre hommage à l’auteur en traduisant un poème extrait de son recueil bilingue italien-milanais Album de famille.

Sòta i lilla mè pàder cul cappell,

mè màder de sfruntada e mì, ch’in mezz

la vardi de suttsura per el sû…

… e quanti föj e ramm, umbrii d’un frècc

d’unda del mar e de fiur del bèll…

… e de chi l’è la man? în mè i urècc?

g’û in man quajcòss, e svelt passa ’n üsell,

e stu de sbièss cume a smentegàss…

mè pàder pes süj gamb ’me ’n marenar,

mè màder seria che la par pensàss.

*

Sotto i lilla mio padre col cappello,

mia madre con aria di sfida e io, che in mezzo

la guardo da sotto in su per il sole…

… e quante foglie e rami, ombre del freddo

d’un’onda di mare e del fiore della bellezza…

… e di chi è la mano? sono mie le orecchie?

Ho in mano qualcosa, e di lampo passa un uccello,

e sto di sbieco come per dimenticare…

mio padre pesa sulle gambe come un marinaio,

mia madre seria che sembra pensarsi.

 

Sous les lilas mon père en chapeau,

ma mère conquérante et moi, au milieu

qui la regarde de bas en haut à cause du soleil …

… et combien de feuilles et de branches, ombres d’un froid

d’onde marine et de fleur de beauté …

… et de qui est la main? ces oreilles sont les miennes ?

J’ai en main quelque chose, et un oiseau passe véloce,

et je me tiens de biais comme pour oublier …

mon père pèse sur ses jambes comme un marin,

ma mère sérieuse semble penser à elle-même

 

note : 

*un milanais parlé à Milan dans les années 50, quand en raison des changements d’ordre social, la langue avait perdu son tissu ferme et fermé, devenant complétement ouverte, le milanais, à cette époque, était une langue véritable, culturellement ouverte à toutes les expériences.

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