A l'occasion de l'anniversaire de la naissance d'Amélia Rosselli, Emanuela Rizzo m'a invitée à lire un poème : j'ai choisi un texte d'un recueil paru en 1969, SERIE OSPEDALIERE, dont je vous donne ici le texte et la traduction ainsi que le lien vers la page où ma lecture est publiée,
à écouter ici
Questo giardino che nella mia figurata
mente sembra voler aprire nuovo piccoli
orizzonti alla mia gioi dopo la tempesta
di ieri notte, questo giardino è bianco
un poco e forse verde se lo voglio colorare
ed atttende che vi si metta piede, senza
fascino la sua pacificità. Un angolo morto
una vita che scende senza voler il bene
in cantinati pieni di significato ora
che la morte stessa ha annunciato con
i suoi travasi la sua importanza. E nel
travaso un piccolo sogno insiste d’esser
ricordato – io son la pace quasi grida
e tu non ricordi le mie solenne spiagge !
Ma è quieto il giardino – paradison per scherzo
di fato, non è nulla quello che tu cerchi
fuori di me che sono la rinuncia, m’annuncia
da prima doloroso e poi cauto nel suo
crearsi quel firmamento che cercavo.
*
Ce jardin qui dans mon esprit
figuré semble vouloir ouvrir de nouveaux petits
horizons à ma joie d’après la tempête
d’hier soir, ce jardin est blanc
un peu et peut-être vert si je veux le colorier
et y attend qu’on y pénètre, sans
charme sa tranquillité. Un angle mort
une vie qui décline sans vouloir le bien
en des caves pleines de sens maintenant
que la mort elle-même a annoncé par
ses transvasements son importance. Et dans le
transfert un petit rêve insiste pour être
rappelé – je suis la paix crie-t-il presque
et tu ne te souviens pas de mes plages solennelles!
Mais le jardin est calme – un paradis pour plaisanterie
du sort, ce que tu cherches n’est rien
en dehors de moi qui suis le renoncement, m’annonce-t-il
d’abord douloureux puis prudent dans sa
création du firmament que je cherchais.


