Ricordo
Il vento in faccia
e il mondo dietro,
quella libertà dolce
che si poggiava
con ali di farfalla
sui pedali della vita.
Noi a pedalare insieme
tra il profumo dei campi
e i fili d’erba,
sotto il sole
di un’altra stagione.
Pedalate di sale
incrinate sulle curve
delle collinette di San Mauro,
respirando la brezza
marina.
Io che non guidai mai
un motorino,
ma che amai sempre come te
quei pedali di vita
che mi mancano
come i granelli di sabbia.
Le vent sur nos visage et le monde derrière
Je me souviens
Du vent sur nos visage
et le monde derrière,
cette douce liberté
qui se posait
avec ses ailes de papillon
sur les pédales de la vie.
On pédalait ensemble
parmi l’odeur des champs
et les brins d’herbe,
sous le soleil
d’une autre saison.
Ce pédaler de sel
craquelé sur les courbes
des collinettes de San Mauro,
à respirer la brise
marine.
Moi qui n’ai jamais conduit
une mobylette,
mais qui ai toujours comme toi aimé
ce pédaler de vie
qui me manque
comme les grains de sable.
(trad. Marilyne Bertoncini)

