Accueil poésie Deux nocturnes / Due notturni : Emanuela Rizzo et Christophe Sanchez

Deux nocturnes / Due notturni : Emanuela Rizzo et Christophe Sanchez

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photo mbp

 

Je prends la nuit par le col, la soulève. La nuit et sa traînée de bleu autour du cou que lui fait un vieux nuage.

Je prends la nuit par le col. J’ai le geste. L’empoigne sévère alors que tout est posé autour du moi. Alors qu’à peine écrite cette phrase se dégonfle. À peine né le geste s’évanouit.

Je prends la nuit par le col. À quoi bon. Je lâche, lâche. Le jour montera assez vite au col de la nuit, qui n’aura rien à faire de mes petites violences.

Christophe Sanchez

 

Prendo la notte per il bavero, la sollevo. La notte e la sua striscia di blu intorno al collo fatta  da una vecchia nuvola.

Prendo la notte per il bavero. Ho il gesto. L’afferro con forza mentre tutto è tranquillo intorno a me. Mentre appena scritta questa frase si sgonfia. Appena nato il gesto svanisce.

Prendo la notte per il bavero. A che pro. Lascio andare, cedo, cedo. Il giorno si alzerà abbastanza in fretta al collo della notte, e non avrà a che fare con la mie piccole violenze.

(trad. Marilyne Bertoncini)

*

L’inverno lentamente ci salutava

con un sole d’altre stagioni.

Com’era nitida la sera

che calava il sipario.

Così surreale

quel blu.

Io avevo trovato

la mia quiete

in un quadro

di Chagall.

Emanuela Rizzo

 

L’hiver lentement nous saluait

avec un soleil d’autres saisons.

Limpide était le soir

qui baissait le rideau.

et tellement irréel

ce bleu.

J’avais trouvé

la paix

dans un tableau

de Chagall.

(trad. Marilyne Bertoncini)

 

.

 

 

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