le blog de MARILYNE BERTONCINI

Poésie/jazz à New-York : Alicia Ostriker, Quatrième Rue Ouest

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Ce poème fait partie de la sélection lue lors de la soirée du 30 juin,
pour la présentation en avant-première du numéro spécial de Recours au Poème :

cliquer sur la photo pour voir la vidéo :

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29 juin, 2017 à 23:14 | Commentaires (0) | Permalien


BABEL ! Musique des langues, Samedi 8 juillet 17h00-21h30

 

dans le cadre du WEEK-END POETIQUE 2017
20e ANNIVERSAIRE DU WEM
Moulin à l’Huile 83660 CARNOULES,

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auquel je participe, avec la lecture de plusieurs de mes poèmes écrits en italien,
u
ne douzaine d’intervenants feront la lecture de poèmes en différentes langues étrangères.

Ils les expliqueront
et de ces sons étrange(r)s
émaneront des échanges
sur la musique des langues.

http://wem.free.fr/?page=3

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28 juin, 2017 à 9:02 | Commentaires (0) | Permalien


Sophie Brassart, projet de portrait

« Celui qui fixe la/ lumière/ arrache des écailles/ d’ombre/ au soleil »

Merci l’artiste, pour ce portrait solaire qu’on retrouve, avec les vers choisis par Sophie pour l’illustrer, sur son blog :

http://graindeble.blogspot.fr/2017/06/icone-marilyne.html?m=1

 

Icône Marilyne (1)

17 juin, 2017 à 10:56 | Commentaires (0) | Permalien


Note de lecture sur Phidias dans la revue NUNC

 

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Dans le numéro 42 de la revue NUNC, (pp.138-139) un bel article de Gwen Garnier-Duguy (que je remercie) à propos de LA DERNIERE OEUVRE DE PHIDIAS :

on peut se procurer ce numéro et découvrir le riche sommaire en suivant ce lien :

 http://corlevour.com/fr/revue/nunc-n%C2%B042

 

 

L’Histoire n’aura retenu peut-être que l’essentiel du sculpteur Phidias, né à Athènes vers 490 avant Jésus-Christ, et mort à Olympie soixante ans plus tard, en – 430. Choisi par Périclès pour exécuter des statues du Parthénon, il restera dans les mémoires pour avoir sculpté entre autre une statue de Zeus chriséléphantin (or et ivoire) aujourd’hui disparue, considéré comme l’une des Sept merveilles du monde. Jouet d’une conspiration visant Périclès, il achèvera sa vie en exil, à Olympie.

Marilyne Bertoncini, fascinée par le génie de Phidias, et l’esprit travaillé par son exil final, s’est mise à rêver de ses dernières années et de ce qui put bien hanter l’imaginaire d’un homme épris d’un tel absolu qu’il voulait rendre visible à ses semblables le visage des dieux.

Qu’un poète actuel puisse aujourd’hui être traversé par la figure d’un sculpteur grec classique dont il ne reste que la légende, nous dit quelque chose. Par son imagination, Bertoncini a marché avec Phidias sur ses dernières plages, elle en a arpenté les marées, les yeux essorés par la miraculeuse lumière des côtes méditerranéennes. Elle a contemplé les êtres et les choses de la mer, les laminaires, les sèches, la nature environnante, cherchant quelle pouvait être la dernière œuvre à laquelle le sculpteur proscrit vouait ses dernières pensées.

De cette inspiration, aimantée par deux millénaires et demi de distance, est né ce beau poème, concis et mesuré, habité par le souffle d’une grande harmonie intérieure. Les œuvres parlent et génèrent des œuvres. Au-delà de la matière physique, et la mémoire assortie de la véritable gloire, c’est-à-dire de l’esprit de grandeur qui l’anime peut alors ici relever pleinement de la matière même, les œuvres, par delà le temps, affranchissant le temps linéaire, dialoguent. Ce que l’on disait mort pour l’esprit n’est jamais mort.

Aussi Marilyne Bertoncini, à l’écoute de sa feuille blanche ou de son écran, peu importe, écoute la voix silencieuse de Phidias appelée par ces dieux prisonniers de la matière, de la pierre ou du bronze, de l’or ou de l’ivoire, et qu’il s’agit de délivrer en leur donnant forme c’est-à-dire qualité.

En sortent des images laissant sur la grève de la page leur écume mobile : « Dans l’îlot clair découpé par la lampe/au creux de la ténèbre où ma pensée te cherche/Je trace la caresse/de ton nom (…) Les ombres s’allongent et la sourde rumeur/des vagues/ronflant comme à l’oreille émerveillée/contre ta bouche de porcelaine/marine/est résonnante tempête au creux/de ma tête ».

Il faut lire ce beau poème, encore et encore, nous n’en faisons pas le tour en une seule lecture. Il cache des trésors sous son rythme profond car sa langue, comme les statues de Phidias, comme la cigale du poème,  « cisèle le silence ».

Il faut lire La dernière œuvre de Phidias, prenant aujourd’hui la forme du poème de Marilyne Bertoncini.

Gwen Garnier-Duguy

17 juin, 2017 à 7:14 | Commentaires (0) | Permalien


Jazz en poésie : New-York, New-York et ses poètes

NYC et ses poètes

En avant-première de la publication du numéro spécial de Recours au Poème consacré à la poésie contemporaine à NYC, sortie le 7 juillet,
je propose à Nice, le vendredi 30 juin, une lecture acccompagnée d’une bande-son de standards de jazz liés à La Grande Pomme.

16 juin, 2017 à 22:02 | Commentaires (0) | Permalien


Contraste

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sans légende encore,
cette image glanée devant le chantier de la gare centrale de Nice – contraste saisissant, témoignage de notre société et de ses paradoxes…

15 juin, 2017 à 8:46 | Commentaires (0) | Permalien


Marché de la poésie – galerie de portraits

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un album photo à consulter ici :

https://www.facebook.com/marilyne.bertoncinipirez/media_set?set=a.10209631346082072.1073741952.1281400575&type=3

13 juin, 2017 à 14:58 | Commentaires (0) | Permalien


Marché de la Poésie, Juin 2017

Je suis au marché de la poésie, place St-Sulpice :

jeudi 8 après-midi, au stand de La Traductière (104)

vendredi 9, je participe à la lecture organisée par La Traductière au café de la Mairie , place St Sulpice, de 16 h à 18h

samedi 10, sur le parvis de l’église St Sulpice, j’assiste au lancer des Cerfs-volARTS , action organisée par les éditions Transignum et Wanda Mihuleac, à partir de 16h.

La Dernière Oeuvre de Phidias sera sur le stand de L’Echappée Belle, en l’absence de Jacques André éditeur cette année.

Je vous rencontrerai avec plaisir à l’une de ces occasions !

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7 juin, 2017 à 11:24 | Commentaires (0) | Permalien


Une lecture personnelle de Phidias, par Jean-Luc Proulx

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UN BROUILLON SUR PAPIER BLANC

 

« Lire fait écrire, mais quoi ? Une avenance, une innommabilité.
Un pas devant, un pas de côté, et j’avance
Fantôme radieux
Le poème seul sait faire tourner la tête du lecteur. Le poème déjà – le même – est
ailleurs à accomplir un autre travail. Et je lis en lui. Vers contre vers, c’est cela. À ne
pouvoir conclure, on poursuit. Et ce matin, le camion démarre en trombe. Petit
camion d’épicier. (…)

la suite à lire sur le numéro 175 de « Recours au Poème » :

http://www.recoursaupoeme.fr/essais-chroniques/ping-pong-la-derniere-oeuvre-de-phidias-de-marilyne-bertoncini/jean-luc-proulx

 

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1 juin, 2017 à 8:28 | Commentaires (0) | Permalien


Froissement des images : un livre pauvre avec Ghislaine Lejard

 

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30 mai, 2017 à 19:20 | Commentaires (0) | Permalien


Le Silence tinte…

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Ce poème inspiré du « Cantique des Cantiques », tableaux de Marc Chagall exposés au musée Chagall de Nice, est publié dans la collection des livrets-accordéons des Editions Imprévues, fondées et dirigées par Elisabeth Chabuel.
On peut bientôt se le procurer ici :  http://editions-imprevues.fr/rubrique20.html

29 mai, 2017 à 19:01 | Commentaires (0) | Permalien


La Dernière Oeuvre de Phidias (extrait) – lecture-concert du 12 mai 2O17 au Farinelli

avec Serge Pesce et sa guitare accommodée.

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23 mai, 2017 à 17:11 | Commentaires (0) | Permalien


SHANSHUI dans Immagine e Poesia, publication internationale en pdf

CapturevvvvShanshui (chinois : 山水, montagne-eau), est un terme chinois qui évoque le paysage littéraire et pictural. Il désigne plus précisément un type de paysage naturel, non urbain – ou sa représentation dans la peinture chinoise – comportant toujours des inscriptions calligraphiées.

C’est le titre de mon poème publié par Huguette Bertrand et Lidia Chiarelli dans le recueil Immagine et Poesia, téléchargeable gratuitement en pdf à cette adresse: 

https://immaginepoesia.jimdo.com/e-book-2017/

 

 

 

 

15 mai, 2017 à 9:39 | Commentaires (0) | Permalien


La dernière oeuvre : essai de voix

En attendant le spectacle, avec la musique de Serge PESCE, vendredi 12 MAI, à 19h30, au restaurant FARINELLI, rue de Beaumont, à NICE, cet essai de voix sur un extrait du poème LA DERNIERE OEUVRE DE PHIDIAS, publié aux éditions Jacques André

 

 

11 mai, 2017 à 19:20 | Commentaires (0) | Permalien


La Dernière Oeuvre de Phidias, lecture-concert

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verso du flyer Phidias-page-001

18 avril, 2017 à 9:23 | Commentaires (0) | Permalien


Milan était asphalte ( Milano era asphalto (Milo De Angelis)

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Milan était asphalte, asphalte liquéfié. Dans le désert
d’un jardin nous surprit la caresse, la pénombre
adoucie envahissant les feuilles, heure sans jugement,
espace absolu d’une larme. Un instant
en équilibre entre deux noms s’avança vers nous,
devint lumineux, se posa en respirant sur la poitrine,
sur la grande présence inconnue. Mourir fut cet
émiettement des lignes, nous là et le geste partout,
nous dispersés dans la suprême tension de l’été,
nous parmi les ossements et l’essence de la terre.

(trad. Marilyne Bertoncini)

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pluies de novembre (2)

 

Milano era asfalto, asfalto liquefatto. Nel deserto
di un giardino avvenne la carezza, la penombra
addolcita che invase le foglie, ora senza giudizio,
spazio assoluto di una lacrima. Un istante
in equilibrio tra due nomi avanzò verso di noi,
si fece luminoso, si posò respirando sul petto,
sulla grande presenza sconosciuta. Morire fu quello
sbriciolarsi delle linee, noi lì e il gesto ovunque,
noi dispersi nelle supreme tensioni dell’estate,
noi tra le ossa e l’essenza della terra.

Milo De Angelis

23 mars, 2017 à 16:15 | Commentaires (0) | Permalien


Voix africaines, au Printemps des Poètes

 

Au Farinelli, à Nice ouverture du « Printemps des poètes », samedi 4 mars 2017, avec la lecture de jeunes voix africaines, publiées sur la revue numérique Recours au poème - un émouvant moment de partage avec un public chaleureux, qui a participé en choisissant et en lisant des poèmes avec nous !

ici, un poème qui n’a pas été choisi par le public, mais qui faisait partie de notre sélection et que j’aime beaucoup : « Bond vers… » de A R Aboyoyo Aboyoyo, poète camerounaise :

 

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Ces fragments de vie qui s’envolent
Aux heures tièdes du jour
Ces lambeaux de vie qui se disséminent
Dans les fracas impétueux du néant
Ces morceaux de vie qui s’entrechoquent
Dans la caserne de l’étroitesse

 

 

 

 

 

Ces vies sans vie17103754_10154950253811877_3824638826941816524_n
Vivifiées dans les soirs enrobés de lune
Ces vies sans vie
Vivifiées dans l’espoir
De briser le pouvoir de la mort

 

Ces vies vraies vies
Sporalisées dans la bourrasque du dédain
Ces vies pittoresques
Qui s’entrelacent à l’affût
De l’étincelle du rudoiement

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Ces petits brins de vie
Qui dansent en pleur au soir d’une vie sacrifiée,
Ces vies montage d’une vie
Encore plus heureuse
Encore plus lumineuse
Encore plus soyeuse
Ces vies qui portent le germe
De la naissance
Ces vies crépuscule et aube étoilés
Ces vies qui s’accrochent vigoureusement
Au pouvoir du bourgeonnement
Ces fragments de vie qui s’envolent
Aux heures tièdes du jour.

 

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7 mars, 2017 à 10:22 | Commentaires (0) | Permalien


Aux Portes de Yeruham

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 C’était jadis

c’est aujourd’hui

 

Ils avaient cheminé longtemps vers le couchant

parcouru les déserts

franchi le fleuve de la peine et ses eaux de limon

vers le pays de Canaan

 

Beaucoup étaient morts sur la route

et leurs os blanchis sur les sables

dessinaient le chemin douloureux

de l’Exode

La cohorte sans fin marchait les yeux fixés à l’horizon

femmes avec des enfants dans les plis de leurs robes

hommes au regard creusé chargés de peu d’effets

après tant de chemin et après tant d’efforts

 

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collage Ghislaine Lejard

 

 

Au pied de Yeruham

ils s’étaient arrêtés

assoiffés de l’ombre des palmiers

bleue parmi les fontaines

et les chants des ramiers qui montaient dans le ciel

rose du crépuscule avec des cris d’enfants

comme des éclaboussures

sur l’or aride du désert

 

Mais la ville était fermée

 

 

 

*

 

Cétait jadis

c’est aujourd’hui

 

Instables comme les dunes au souffle du désert

furent dressées devant la ville

cadenassée sur ses richesses

les ailes frissonnantes d’un camp de toile

et les enfants nés en chemin contemplaient la porte

immense qui leur barrait l’avenir

 

Et les troupes de Yehoshua enlacèrent

sept jours durant

l’oasis aux palmiers

du chant des trombes et des rhombes

sous le soleil ardent

dans l’ombre rousse de la ville

falaise roide surgie des sables

 

Mais au coeur inflexible de la citadelle

le coeur des habitants demeurait sourd

au son d’or des trompettes

faisant fleurir sur la muraille des plaies de roses

comme des mains agriffées à la roche

 

La vie indifférente y poursuivait son cours

dans le calme discret de leurs frais patios

où chuchotent les oiseaux

sur les marchés où dattes et citrons s’amoncèlent

dans les rires et les cris des hommes insouciants

 

*

 

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collage Ghislaine Lejard

C’était jadis

c’est aujourd’hui

 

Sept jours durant les troupes

enlacèrent la ville

 Au soir de la septième lune

dans des clameurs de cuivre s’écroulèrent les murs

Au souffle des trompes d’or une fine poussière

s’éleva en colonne noire et tourbillonnante en place des murailles

et quand elle retomba

des fleurs saignaient dans les gravats

devenus sable à Yeruham

 

*

 

Souvent à travers le désert

jusqu’au rivage de la mer

le vent roule – pelotes sèches -

les roses mortes de Yeruham

 

Elles attendent une larme pour ouvrir leurs rameaux

et reverdir en l’âme qui saura les cueillir

 

C’était jadis

c’est aujourd’hui

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(février 2017 – poème inspiré par les collages de Ghislaine Lejard.)

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9 février, 2017 à 19:11 | Commentaires (0) | Permalien


Poème de Luigia Sorrentino

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en forme d’écu l’aile
qui presse de chaque côté vers l’extérieur
de quelques millimètres dans cette vertèbre
elle cherche une cavité à sa marge
revient le geste qui oppresse
à couper le souffle
flambe comme des ciseaux -
s’étend en produisant la nécessaire
vibration
mais par la taille ne diminue
la peine survenue,
l’être ici au beau milieu
comme granule
infiniment ou poussière
confusément, au froid

(trad. Marilyne Bertoncini)

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*

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ha la forma di uno scudo l’ala
che si spinge esternamente su ciascun
lato a millimetri, in quella vertebra
cerca un incavo al suo margine

ricorrente il gesto che stringe
fino a togliere il respiro

divampa come una forbice
si stende producendo la necessaria
vibrazione

ma di taglio non si riduce
la pena nella venuta,
lo stare qui in mezzo
come granello
infinitamente o pulviscolo
confusamente, al freddo

.

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26 janvier, 2017 à 17:58 | Commentaires (0) | Permalien


Icare

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                   L’oeil du monde palpite

Le vent ploie les oiseaux

    Qui

        te regarde encore

                    dans l’ombre qui s’étend?

 

Celui qui fixe la lumière

arrache des écailles d’ombre

           au soleil

 

           Le monde écharpillé –

Comment le rapiécer?

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25 janvier, 2017 à 20:43 | Commentaires (0) | Permalien


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