le blog de MARILYNE BERTONCINI

La Dent

blausasc septembre (28)

Je me brosse les dents – l’une de mes incisives est marquée d’une tache noire, évidente, très gênante.

Regardée plus attentivement, la vilaine tâche s’avère être une perforation. Je n’aime pas les dentistes – il faudra pourtant que j’y aille !

Mais alors que j’observe, fascinée, cette improbable dent « gâtée », je m’aperçois qu’à travers elle, j’entrevois un jardin. Ma dent est une fenêtre ! Le paysage, de l’autre côté, s’étend, immense, et dans la grotte de ma bouche, je découvre que j’abrite des plaines, des forêts, des jardins fleuris miroitant au crépuscule – et je rêve d’y pénétrer.

16 mai, 2016 à 13:37 | Commentaires (0) | Permalien


Méditation : fragment d’Héraclite, n. 36

composition (15)

« Pour les âmes, mort est devenir eau,

et pour l’eau, mort, devenir terre.

Mais de la terre, l’eau naît,

et de l’eau, l’âme. »

dans la traduction de Jean-Paul Dumont,

et sur un bref  extrait d’une musique du groupe SÖNDÖRGÖ, dont le nom évoque si justement, me dit Maria Maïlat, l’écoulement de l’eau,

un montage vidéo à voir ici :

https://www.youtube.com/watch?v=7FYlO3LbVoM

 

 

9 mai, 2016 à 9:01 | Commentaires (0) | Permalien


Pensées d’Eurydice

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avec les beaux dessins de Pierre ROSIN,

et dans la belle mise en page de

Sébastien DE CORNUAUD-MARCHETEAU,

 

à lire sur la Revue CE QUI RESTE,

que je remercie  de nous accueillir :

 

https://issuu.com/revuecequireste/docs/pens__es_d_eurydice

 

http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/

7 mai, 2016 à 8:13 | Commentaires (0) | Permalien


Entretien sur Librebonimenteur, à l’occasion de la sortie de « La Dernière oeuvre de Phidias »

à l’invitation de Jean-Louis Riguet, que je remercie, l’entretien dans sa chronique « à l’écoute de »

https://librebonimenteur.wordpress.com/2016/04/30/jl-a-lecoute-de-marilyne-bertoncini/

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1 mai, 2016 à 16:01 | Commentaires (0) | Permalien


Les Ajoncs

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la moto sur l’asphalte t’enroule

dans les vagues d’encens et d’or

des ajoncs

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29 avril, 2016 à 8:15 | Commentaires (0) | Permalien


Pierre PERRIN lit « La Dernière Oeuvre de Phidias »

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.

 

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Merci à Pierre Perrin pour ce bel article, à lire en intégralité ici :

http://lefraisregard.free.fr/bertoncin1.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 avril, 2016 à 19:25 | Commentaires (0) | Permalien


Un burin de Dominique Crognier pour « La Dernière Oeuvre de Phidias », n. 453 d’Encres Vives

A l'heure où je disparais - Burin 2016 - D Crognier

A l’heure où je disparais – burin, Dominique Crognier, 2016, pour « La Dernière Oeuvre de Phidias »

Pour la parution en Avril 2016, de  La Dernière Oeuvre de Phidias  chez Encres Vives  (n. 453 – 16 pages, 6,10 euros)  Dominique Crognier me fait l’honneur de m’offrir ce burin qui l’illustrerait si bien.

On pourra bientôt se procurer le numéro à cette adresse (cliquer ou copier le lien) : http://encresvives.wix.com/michelcosem

 

 

 

 

 

20 avril, 2016 à 8:28 | Commentaires (0) | Permalien


« Lorelei » de Barry Wallenstein

 

 

Lance à nouveau les dés

direction Lorelei

une île à épices

un joli lot, bien ficelé, comme Lorelei

 

jailli d’un rêve

et d’un heureux coup de dés -

surgissant, tête haute,

ce visage de Lorelei

 

Jadis, les dés disaient :

aime cet arbre parce qu’il est creux,

les brins d’herbe pour leur fantaisie

et tout ce qui bouge en silence.

 

Ainsi faisant, je partageai la solitude de l’herbe,

l’humiliation de l’arbre,

en relançant les osselets jusqu’à ce qu’ils apportent

la démarche légère et ondulante – l’apparition de Lorelei.

 

Penchée, elle souffle sur le sable – dorée au regard

et la forme fluctuante d’un nuage s’élève – souffle de Lorelei.

 

 

 

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         Lorelei

 

Cast a different set of dice

direction Lorelei

an island of spices

a package tight as Lorelei

 

sprung from a dream

and a good luck toss -

this straight backed head high

visage of Lorelei.

 

In earlier days the dice said :

love that tree for its knothole

the blades of grass for their fancy

and anything that moves without speaking.

 

So I did and shared the loneliness of the grass,

the shame of the tree,

and rolled again till the bones came yes

the swift gait and swaying – Lorelei ascending.

 

Bending, she blows on the sand – golden to the eye

and a cloud goes up shape shifting – breath of Lorelei.

 

 

 

 

 

12 avril, 2016 à 17:32 | Commentaires (0) | Permalien


« Comprendre Breton » : note de lecture dans La Cause Littéraire

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à lire en entier ici :

http://www.lacauselitteraire.fr/comprendre-breton-frederic-aribit

 

8 avril, 2016 à 14:25 | Commentaires (0) | Permalien


Là où tremblent encore des ombres d’un vert tendre

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Une « toile sonore » de Sophie BRASSART,

que je remercie de m’avoir invitée à dire/écrire un poème qu’elle accompagne d’une de ses encres –

 

à voir et à écouter en suivant le lien :

http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf

30 mars, 2016 à 19:58 | Commentaires (0) | Permalien


Note de lecture sur « La Pierre Amour », de Xavier Bordes…

 

dans le dernier numéro de Recours au Poème :

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Il en est des livres comme des pays : si l’on peut, seul, découvrir des merveilles au cours d’un voyage, le soutien éclairé d’un guide permet la connaissance des ressorts et des lieux secrets… Ainsi en va-t-il de La Pierre Amour, voyage philosophal en pays de poésie : l’accompagnement de Gwen Garnier-Duguy peut sembler indispensable pour ne rien perdre de cette lecture. Le recueil La Pierre Amour, couvrant les années 1972-1985, est en effet une oeuvre complexe, tissant un dense réseau de mythes et de symboles, que l’introduction – programmatique elle-même – permet de débrouiller, situant le projet dans sa fonction proprement poétique, en réponse au chaos du monde dans lequel elle s’inscrit :

« (…)la responsabilité du poète écrivant dans sa langue maternelle est de répondre par une oeuvre prenant en compte cette complexité (du monde) en proposant, pour la supporter, pour la sublimer, une profondeur conciliant les forces en présence, forces contradictoires, voire même adversaires. »

La pierre du titre est fondatrice – elle apparaît dès l’exergue, à travers deux citations d’O. Milosz et d’Yves Bonnefoy, liée à l’amour et à la mort (présente dès la fin du premier poème ouvrant le recueil). Elle figure aussi dans la citation de Paul Celan qui indique l’aspect originel et cyclique du projet : « Ich hörte sagen, es sei / im Wasser ein Stein und ein Kreis… » Stèle mémorielle, caillou semé le long des pages, pierre philosophale, pierre angulaire – elle rebondit d’une partie à l’autre du recueil, reparaissant une dernière fois dans « Thrène d’automne », « l’envoi » qui clôt ce livre, avec des accents apollinariens, qui en soulignent la dimension mélancolique :

« Souriant aux merveilles
Dans ses branchages clairs

S’éveillent
Mes noyés à l’envers
Sur la pierre d’enfance
Ils dansent
En riant aux merveilles (…) »

- See more at:

http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/xavier-bordes-la-pierre-amour/marilyne-bertoncini#sthash.AbzRzpdG.dpuf

 

 

25 mars, 2016 à 20:46 | Commentaires (0) | Permalien


Fantôme du printemps

fantôme du printemps

Trace furtive

léger fantôme encore

Le printemps sort de sa gangue

de terre et de cendre

17 mars, 2016 à 11:59 | Commentaires (0) | Permalien


La Marée de la fonte des Rêves, dans la revue LA PISCINE

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Ce poème est au sommaire de la toute nouvelle et fort belle revue LA PISCINE, qu’on peut se procurer ici : http://revuelapiscine.com/

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10 mars, 2016 à 8:58 | Commentaires (0) | Permalien


La revue FRANCOPOLIS…

présente mon travail, grâce à Dana SHISHMANIAN, que je remercie de sa belle mise en page dans son « Salon de Lecture ».

francopolis mars 2016

le choix de Dana Shishmanian est à lire en copiant ce lien : http://www.francopolis.net/salon/BertonciniMarilyne-mars2016.html

7 mars, 2016 à 14:49 | Commentaires (0) | Permalien


Viole di Marzo

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Une tendre constellation flotte bras ouvert

sur le cristal de l’eau

toute piquetée des bulles

qui tremblent dans le verre d’où monte

le sucre du parfum couleur de terre

et d’améthyste

 

Leurs bouches acidulées de safran

parlent la langue du souvenir

oramai smorzate mammole di Parma

tra le pagine del libro richiuso

poi dimenticato

 

Déjà sur le talus

près des mousses ce matin

elles imprègnaient la cire de mon âme

de leur mélancolie douce et

violante

 

O comme un philtre magique

j’aimerais boire de cette eau

où trempent aussi deux tiges

de muscaris

Peut-être ouvrirait-elle la porte de la mémoire

 

J’imagine Eurydice couronnée de pensées

cheminant dessous les prés

s’abreuvant aux fleuves souterrains

où flottent comme ces étoiles les souvenirs des vivants.

 

3 mars, 2016 à 16:49 | Commentaires (0) | Permalien


La Poésie est une Arme pour défendre l’Âme

Dans le numéro 156 de Recours au Poème, l’intégralité de mon entretien avec le poète bengali Shuhrid SHAHIDULLAH, à propos de son oeuvre, et de la situation du BANGLADESH : 

Riyaz Udin, miniature paintingLa beauté de cette nation est qu’elle ne se plaint même pas vraiment. L’influence du soufisme et du baulisme**  rend mes compatriotes indifférents à la vie terrestre. Ceci rend mon peuple indifférent à la vie terrestre. Ils ont toujours été plus mystiques que religieux.  Toutefois, le récent essor du fondamentalisme religieux a lui aussi laissé des traces. Ces dernières années, des écrivains ont été tués ; un grand nombre d’entre eux est en danger.  L’état utilise la censure, bannissant des livres, arrêtant des auteurs.

Ceci a un rapport avec ma poésie. Je veux intégrer ces faits à mes poèmes, de façon poétique. Le traumatisme colonial, le conflit politique, l’extrémisme, l’omniprésente exploitation de mon peuple, les enjeux globaux des structures de pouvoir, tout ce qui a lieu dans le monde et aux franges de celui-ci, je veux que tout ceci fasse partie de mes poèmes. Je veux révéler ce qui est caché sous la surface. Je veux décoder les significations pour les encoder dans des sens différents. Ainsi, mes poèmes ne sont pas un blog politique, je suis à la fois politique et apolitique. Je mène la vie de la petite bourgeoisie, mais je rêve qu’un jour le prolétariat s’unira et me chassera de ma zone de confort. Ils mettront le feu au bureau sur lequel j’écris. Je veux voir si mes mots survivront à ce feu ou deviendront des cendres. Tous mes poèmes sont des prières trompeuses – la spiritualité d’un non-croyant.

- See more at: http://www.recoursaupoeme.fr/chroniques/entretien-avec-shuhrid-shahidullah/marilyne-bertoncini#sthash.lMMaXcOy.dpuf

27 février, 2016 à 9:58 | Commentaires (0) | Permalien


Ma tête est soudée – illustration de Pierre Rosin

bertonpoil

 

Ma tête est soudée à l’intérieur de la tienne

et ta tête repose dans la mienne

la vulnérable paroi de mon crâne

butant contre ta fontanelle

 

Tes yeux voient à travers les miens

nos bouches se superposent

tes pensées me traversent

comme un fleuve électrique

 

Tu rêve mon retour

dans le creux de mon rêve

et notre rêve s’évapore

dans la salive du matin

*

19 février, 2016 à 18:29 | Commentaires (0) | Permalien


L’Heure Approximative

lheure

 

Des heures sonnent au souvenir

du cadran de l’horloge

et le matin frotte ses yeux piquants d’étoiles

tandis que chaque chose te parle -

 

les arbres qui s’éveillent te demandent l’aumône

d’une parole

la fenêtre en s’ouvrant te sourit de guingois

l’eau a le bruissement de soie

des souvenirs rampant vers toi

 

Une main te caresse la joue

et des baisers perdus pépient dans les taillis

La trame usée du jour n’est déjà qu’un vestige

à cette heure approximative

qu’ourle le drap gris

de la nuit.

 

*

15 février, 2016 à 23:03 | Commentaires (0) | Permalien


La Revue « POSSIBLES », nouvelle série, n.5

La revue numérique dirigée par Pierre Perrin consacre une belle page à Labyrinthe des Nuits dans son sommaire de février 2016  :

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à lire en copiant le lien : http://possiblesuite.free.fr/pos5bert.php

8 février, 2016 à 12:21 | Commentaires (0) | Permalien


un dessin de Pierre Rosin

pour un extrait de La Nuit de Lilas :

pierre rosin

Lacis et entrelacs

arabesque de branches

cachée sous les feuillages

labyrinthe secret où se perd

la mémoire

en quête de soi-même

 

5 février, 2016 à 16:19 | Commentaires (0) | Permalien


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