le blog de MARILYNE BERTONCINI

(re) Commencement

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Si tu nages jusqu’au bout de ton rêve

tu parviens outre la porte des songes

sous les algues flottantes du sommeil

dans l’aurore de blancs coquillages

 

Là comme aux tout premiers temps

les choses espèrent d’être dites

et dans l’attente d’un destin

balbutient d’éphémères formes

 

Tout désordre te lie

aux choses qui s’ébauchent

entravant ton retour

au monde des vivants

*

25 décembre, 2016 à 8:59 | Commentaires (0) | Permalien


Là où tremblent encore des ombres d’un vert tendre

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Une « toile sonore » de Sophie BRASSART,

que je remercie de m’avoir invitée à dire/écrire un poème qu’elle accompagne d’une de ses encres –

 

à voir et à écouter en suivant le lien :

http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf

30 mars, 2016 à 19:58 | Commentaires (0) | Permalien


L’Heure Approximative

lheure

 

Des heures sonnent au souvenir

du cadran de l’horloge

et le matin frotte ses yeux piquants d’étoiles

tandis que chaque chose te parle -

 

les arbres qui s’éveillent te demandent l’aumône

d’une parole

la fenêtre en s’ouvrant te sourit de guingois

l’eau a le bruissement de soie

des souvenirs rampant vers toi

 

Une main te caresse la joue

et des baisers perdus pépient dans les taillis

La trame usée du jour n’est déjà qu’un vestige

à cette heure approximative

qu’ourle le drap gris

de la nuit.

 

*

15 février, 2016 à 23:03 | Commentaires (0) | Permalien


Aube…

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Les membranes du rêve s’effilochent

Des goélands phosphorescents

survolent les grues étoilées

et les membra disjecta de la ville en chantier.

.

.

*

14 janvier, 2016 à 12:15 | Commentaires (0) | Permalien


Le papillon nocturne

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Le platane respire dans l’aube grise -

le cuir et cuivre de ses feuilles parle

un langage  subtil  comme le langage des oiseaux.

 

Un papillon nocturne au seuil de la cuisine

reprend des forces avant

l’ultime traversée.

23 novembre, 2015 à 9:38 | Commentaires (0) | Permalien


Lendemain

cap ferrat (13)

Là où tremblent encore

des ombres d’un vert tendre

 

Ces mots au réveil – d’où venus?

 

Les membranes du sommeil

s’effilochent

les frondes bougent

avec un frisson d’aise

 

Les souvenirs s’effeuillent

aux branches des forêts

mortes

 

Le réel s’insinue

sous la peau du sommeil

les paupières obstinées

et les lèvres fermées

 

là où tremblent encore

des ombres d’un vert tendre

 

avant l’explosion du plein jour

l’essaim des cris

l’éclat des mots

la mort.

17 novembre, 2015 à 11:08 | Commentaires (0) | Permalien


Ciel d’Octobre (suite) – le platane

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L’aube s’étire dans les branches d’or vert -

gravière crissant d’oiseaux -

puis d’un seul coup

un noir parapluie se déploie

claque d’un bruit d’éventail

par-dessus la cime du platane

et couvre de son ombre la place qui se fige

un instant

puis s’ébroue tandis

que commence le trafic

et déjà le chantier où se meuvent les grues.

13 novembre, 2015 à 12:17 | Commentaires (0) | Permalien


Transition de l’Aube (3)

ciel (27) - Copie

Le matin s’avance masqué

dans l’ombre des nuages

Le palmier cache un rire de geisha

derrière la palme d’une main

 

Une pie qui jacasse

au-dessus du balcon

 secoue dans le silence

son grelot de bois sec

 

Le vol lourd des choucas

entraîne le platane

dont l’ombre s’évapore

sur la place déserte

 

Crépuscule inversé

la nuit s’évanouit.

1 août, 2015 à 19:51 | Commentaires (0) | Permalien


Transition de l’Aube (2) – work in progress

nice quartier des musiciens (16)

.

Le matin s’avance masqué

dans l’ombre des nuages

 

Le palmier cache un rire de geisha

derrière la palme d’une main

 

Une pie qui jacasse

au-dessus du balcon

 

secoue dans le silence

son grelot de bois sec

31 juillet, 2015 à 7:54 | Commentaires (0) | Permalien


Transition de l’aube (1)

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Le matin s’avance masqué

dans l’ombre des nuages

 

Le palmier a un rire de geisha

derrière la palme d’une main

30 juillet, 2015 à 8:00 | Commentaires (0) | Permalien


La Marée de la fonte des rêves

pluies de novembre (2)

La marée de la fonte des rêves

te submerge dans l’aube bleue

 

Sur l’estran de ton sommeil

la laisse des souvenirs laisse une brume

qui scintille

 

Cristaux de sel

les songes s’agrègent

aux sédiments de la mémoire

où germe le poème.

19 mai, 2015 à 21:11 | Commentaires (0) | Permalien


Le Grain de Grenade

fort de la revère 004

J’ai croqué le grain de grenade

le feu humide de la pulpe

sur l’amertume du pépin

dans le crépuscule-matin

.

et l’oiseau cessa de chanter

15 mai, 2015 à 7:29 | Commentaires (0) | Permalien


Esquisse d’un voyage en train – (extrait 2)

 ciel (4)

Tout le jour

la mer gardera le gris doux un peu froid d’une aile de goéland

aile immense

dont le battement sourd ne l’arrache jamais

à la terre

 

une petite chaîne de nuages gris-bleu à l’horizon d’où suinte

l’ocre-rose du matin

barrée d’un vol géométrique

 

puis les barres d’immeubles

et les grues avant la gare

engloutissent

le ciel.

 

*

 

2 mai, 2015 à 7:01 | Commentaires (0) | Permalien


Esquisse d’un voyage en train (extrait)

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Le ciel sombre se couvre des plumules d’un jeune goéland

Comme son négatif inversé sur la pellicule atmosphérique

Une meute de petits nuages pommelés

entre terre et cendre

Hésite à refléter l’ourlet de l’aube au col de Villefranche

Happée par la lumière plate des quais

Qui découpe en lames de couteau les palmiers.

 

7 avril, 2015 à 12:17 | Commentaires (0) | Permalien


Déjeuner du Matin

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.

Dans la tasse bleue

le tamarillo révèle

comme une gemme

un petit arbre grenadin

– couleurs du matin

1 avril, 2015 à 9:57 | Commentaires (0) | Permalien


L’écorce des nuits

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Les nuits enveloppent les nuits

comme une écorce douce

 

Au coeur des nuits, l’aubier

comme un autre matin

tout blanc

et lisse

27 mars, 2015 à 12:47 | Commentaires (1) | Permalien


L’Oeuvre du temps, travail à quatre mains avec Bérénice Mollet

berenice l'oeuvre du temps

Bérénice Mollet

 

L’Œuvre du Temps :

 

Le souvenir est barbelé –

il saigne sur

le drap de l’aube.

3 mars, 2015 à 10:00 | Commentaires (0) | Permalien


Haiku de la pelure d’oignon

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La fine pelure du nuage s’accroche

à la branche puis se déchire

diaphane et rose

approximation de nuage-001

The thin onion peel of the cloud gets entangled

to the branch then tears

diaphanous and roseDSCN3704-001

27 janvier, 2015 à 10:12 | Commentaires (0) | Permalien


Fantômes d’E.(rydice) – extrait d’un travail en cours

décembre ciel  (20)&

Avant la vapeur d’or

sur les collines

le liseré d’émeraude

à l’aube de la mer

un instant je

ferme les yeux

et

tu

es

frémissant derrière mes paupières

battement d’oiseau à la jugulaire

haleine tiède sur le gris

de la pluie

 

mon compagnon de cendre

18 janvier, 2015 à 15:45 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku des Magnolias

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Aube de frissons gris

 

Les magnolias alignent des perles de corail

 

Au fond de quelle nuit brûlent leurs fruits de feu?

2 décembre, 2014 à 8:57 | Commentaires (0) | Permalien


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