le blog de MARILYNE BERTONCINI

AMARCORD, je me souviens

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Abandonnata sulla strada deserta
Gelsomina piangeva

 Ti ricordi?

 Lenti passavano un cavallo
e il vento grigio della vita
ed i nostri sogni dolci-
amari

 Questa sera siamo noi seduti
come lei
sulla pietra

 Guarda

 Le stelle ballano sopra il battistero
- o forse saranno insetti affascinati dalle luci

 Lo sai bene, che di notte vedo castelli
eretti lungo il torrente
dove di giorno stano soltanto vecchi
palazzi

 Di fronte alla scala del Teatro Reggio s’incarna
il viso vuoto e luminoso d’un passaggio
arquato

 Il vento si beffa d’un vecchio sacchetto di plastica
fantasmino che vola secondo la sua
fantasia 

Nessuno passa a quest’ora
Sotto il rosso scuro dei lampioni

tutto si diluisce nel colore sepia delle vecchie foto

Ascolta

Su Piazza della Pace il cantiere taciturno rimbomba come
un palco di Cinecittà alla fine del filmato

Delle bici vano lentamente
e una vespa ronza senza metà

 Ignavi vagano i Vitelloni
senza più cosistenza dei
personnagi bidimensionali dello schermo

 Ecco però
quello che manca alla scena -

 il ritornello di Gelsomina
quei maldestri suoni della tromba
richiamo dei
ricordi

 Eppure

sono qui ancora
sotto la pietra più vivi di tutti i piaceri

più strazianti di ogni dolore

 Sono il cuore della città addormentata
nella tisana della noia

 Aspetta

 che la nostra voce sciolga la maggia

 Ti ricordi?

11 juillet, 2017 à 9:37 | Commentaires (0) | Permalien


Noctis Imago sur Journal de Mes Paysages – 4 (extrait)

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Journal de mes paysages, novembre 2016 – revue créée par Pierre Saunier et Martin Wable, 

contact journaldemespaysages@gmail.com

IMG_2965

 

6 décembre, 2016 à 14:58 | Commentaires (0) | Permalien


Cantique des Cantiques

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à Marc Chagall

 

Dans les nuages du matin rose tyrien

couleur de muqueuse nue

sensible et gonflée

humide et tendre comme

l’intérieur d’une bouche

s’étirent des corps sirènes

 

Leur sommeil alangui rêve

de mille fleurs

Une colombe apporte

l’anneau nuptial aux couleurs

d’arc-en-ciel

 

Tout flotte dans l’espace

où des lapins pourchassent

des musiciens-oiseaux

 

Des acrobates bleus jouent du silence d’or

et des branches d’un arbre comme un fantôme blême

lentement se dissolvent

ses feuilles

sur les pages du Livre.

*

 

25 novembre, 2016 à 22:46 | Commentaires (0) | Permalien


Nuages du matin ( Micromythologie – 12)

 

Sur les lattes bleues de la mer

seul l’éblouissant triangle d’une voile

le long des falaises de nacre d’innombrables nuages

couleur de lièvre -

inaccessible côte de l’île de DelosIMG_1132 - Copie

flottant sur l’horizon où elle glisse avant

de disparaître

 

29 septembre, 2016 à 19:07 | Commentaires (0) | Permalien


Shan Shui

.

Montagne et Eau se dégagent de l’ocre

et ouvrent plus que la fenêtre,

le mur tout entier,

devenu paysage de rêve,

où se perdre dans une brume d’or.

 

IMG_1151

 

29 septembre, 2016 à 17:50 | Commentaires (0) | Permalien


INFERNET (micromythologie – 7)

INFERNET

 

Il suffit au poète d’un mot

se détachant sur le fond bleu où se confondent ciel et mer

pour que le réel se double de son étoffe de mythes.

 

Les lettres brûlées de rouille d’INFERNET

sont soudain investies du même pouvoir

que celles inscrites au fronton de l’Enfer de Dante :

 

le vent sur la tôle rongée se met alors à mugir

Lasciate ogni speranza, voi ch’entrate,

et les cris des mouettes pleurent de l’outre-monde.

18 septembre, 2016 à 6:51 | Commentaires (0) | Permalien


L’OEIL

 DSCN1320(pour Enrico)

 

Mon oeil se mire

à l’intérieur d’un autre Oeil

qui le contient et l’éclaire

 

Mon oeil regarde le monde

de l’intérieur d’un Oeil

qui le regarde et lui donne

sa forme d’oeil

.

Dans le globe de l’Oeil

le monde se reflète en ses courbes convexes

.

Le paysage se détache en pelures d’oignon

dont les écailles touchent comme ailes de papillon

notre oeil abouché dans la triple épaisseur de la vitre du train

 

Mon oeil de l’intérieur boit le monde concave

dans l’Oeil qui appartient à dedans et dehors

 

et des fantômes flottent sur la vitre embuée.

14 septembre, 2016 à 7:21 | Commentaires (0) | Permalien


Les Yeux clos

Ferme les yeux, puis presse l’index sur tes paupières pour créer l’indispensable brasillement de mimosa d’arrière-plan.

Patience : attends l’éclaboussure stellaire, l’éclatement de nova, au creux du noir des yeux rouverts sur l’espace intérieur.

Ensuite, imagine un anneau, un très grand anneau de fer ou d’acier – très grand – pas trop! – qui tourne en miroir de lui-même et s’enroule, et que tu parcours, les yeux clos, en marchant à tâtons.IMG_5982

Tu commences à l’intérieur du métal froid, que tu sens sous tes doigts – tu perçois même la saveur de fer sidéral tandis que tu marches sur le ruban. Tu avances, pas à pas, et te retrouves plongé dans l’éclaboussement parfumé du mimosa de ton enfance – tes doigts égrènent la pelucheuse constellation de l’acacia dealbata qui te caresse aussi les joues et prononce à tes lèvres les mots muets du souvenir…

Tu continues d’avancer le long du ruban qui tourne sur lui-même, et hop, le métal glacé de la vie retourne bruissant comme une vague, tu continues…

Te voici pris dans le mouvement perpétuel de l’anneau d’éternité qui se trouve, dans mon musée imaginaire, sous le nom de Chilida.

19 août, 2016 à 9:48 | Commentaires (0) | Permalien


Là où tremblent encore des ombres d’un vert tendre

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Une « toile sonore » de Sophie BRASSART,

que je remercie de m’avoir invitée à dire/écrire un poème qu’elle accompagne d’une de ses encres –

 

à voir et à écouter en suivant le lien :

http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf

30 mars, 2016 à 19:58 | Commentaires (0) | Permalien


Musée Imaginaire (1) – Chillida

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Ferme les yeux
Presse l’index sur tes paupières pour créer
l’indispensable
papillotement jaune du mimosa d’arrière-plan

J’ai dit indispensable,
Je suis en-dessous de la vérité -
de la nécessité!

Ensuite, imagine un anneau,
un très grand anneau
- très grand – pas trop! -
que tu parcours en marchant à tâtons :

Les yeux clos, tu commences à l’intérieur
du métal froid,
tu avances, et te retrouves
dans le mimosa parfumé de ton enfance –

Tu continues, et hop,
le métal glacé de la vie qui revient,
tu continues…

c’est le mouvement perpétuel de l’anneau d’éternité
qui se trouve dans mes rêves,
sous le nom de Chillida.

5 octobre, 2015 à 11:25 | Commentaires (0) | Permalien


Scène de Marché

Protée

 

Jour de marché

cris des vendeurs

stridences bleu citron

                                                                                                         jj

La foule passe parmi les odeurs

les couleurs cisaillent le ciel de céramique


un fleuve piétine

le bitume

où un madonnaro trace à la craie

l’image immense de l’espérance

 

Au sortir de la gare

un air – venu d’un autre temps

et d’autres lieux -

 _0001nn

vous cueille et vous porte

vers l’étal où un Renaud

miniature

attend une Angélique

de papier mâché

parmi de vieilles cartes postales

et d’amoureux messages fanés

enrubannés de dentelle

et de soie

protée 2

 

Plus bas sur la place

un acrobate est juché sur un cube

de bois -

l’orgue de barbarie joue

sa musique

vagabonde

 

Attention Mesdames et Messieurs

vous allez assister au Spectacle le Plus

Extraordinaire du Monde

 

Le petit homme se dresse

et le voici devenu arbre -

ses feuilles dansent

à la brise marine

protée au marché

 

puis

tout retombe

en rire de fontaine

il devient eau et nage et puis

s’écoule

 

et quand on pense l’avoir perdu

il est la roue

d’un immense soleil

 

La foule passe indifférente

 

Attention Mesdames et Messieurs

le Spectacle

Continue

 

et le voici en un éclair

devenu zèbre éléphant phoque

qui bat des pattes et fait des balles

 

Alors

quelqu’un s’arrête

attend la forme suivante

et dit

 Nice (539)

 

Bravo

en voilà un qui s’est trouvé

un petit travail

et son ventre et sa famille l’accompagnent

vers les terrasses élégantes

où les gens comme lui parlent des problèmes de la haute

finance

 

tandis que Protée s’épanouit en arc-en-ciel

et pleure-pleut ses couleurs

sur la face noire du monde.

 

*

21 mai, 2015 à 10:51 | Commentaires (0) | Permalien


Fantômes d’E.(rydice) – extrait d’un travail en cours

décembre ciel  (20)&

Avant la vapeur d’or

sur les collines

le liseré d’émeraude

à l’aube de la mer

un instant je

ferme les yeux

et

tu

es

frémissant derrière mes paupières

battement d’oiseau à la jugulaire

haleine tiède sur le gris

de la pluie

 

mon compagnon de cendre

18 janvier, 2015 à 15:45 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku du Vide

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Tes pas entre les pointillés      Les vides

                    te comblent de sensations

petites bulles effervescentes de

                                     non-existence

dont tu avales le doux-amer

                                  en les nommant.

10 décembre, 2014 à 10:49 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku qui part en fumée

brouillard (2)

Etait-ce le brouillard que j’avais dans la main?

Il s’évanouit comme fumée de cigarette

Et le sommeil m’emporta

8 décembre, 2014 à 10:47 | Commentaires (0) | Permalien


La Rose du Brouillard

 brouillard (1)

*

Elle a flétri la rose            Die Niemands Rose.

Premier jour de brouillard

                            premier jour de l’automne

et la brumeuse absence de lointaines collines.

*

(Les mots en italiques appartiennent à Paul Celan)

6 décembre, 2014 à 15:07 | Commentaires (0) | Permalien


la lumière

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Ne fixe pas la lumière

sinon le monde entier se troue

de minuscules éclats d’ombre du soleil :

 

Qui

le rapiècera?

*

3 décembre, 2014 à 19:50 | Commentaires (0) | Permalien


Bavaria – Folie Kletzmer

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Sous les écailles du béton

 

 

la mousse des forêts cachées

 

 

où les bacchantes saoules

 

 

secouent leurs cheveux roux.

 

 

 

cliquer sur le lien pour voir la vidéo :

https://www.facebook.com/video.php?v=10201587306186102&l=8779230827742230274

 

18 novembre, 2014 à 10:49 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku du rêve

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Was marcht Dich traurig?

Ces mots à mon oreille dans l’obscurité

puis la fraîcheur de lèvres inexistantes

15 novembre, 2014 à 18:34 | Commentaires (0) | Permalien


Les Noms d’Isis (extrait)

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Hiératique et obscure détentrice du Nom Secret

Iris lancéolé

Iridescente Isis

grave

fleur

de poésie

 

enclose au coeur de la parole

réfrangible cristal

du souvenir

 

*

 

Azur ou safran

métalescente soie

mince et flexible flamme

palpitante et fugace

 

aigue-vive

tu

t’élances

sur le fléau

du

vide

 

et dans l’instant

Tout

disparaît

 

miroitant et spectral souvenir de la page

 

 

4 novembre, 2014 à 16:42 | Commentaires (2) | Permalien


Souvenirs de la Maison désaffectée

 

 

vidéo-poème (cliquer sur le lien ) : https://www.youtube.com/watch?v=lGwvzYwYYCo

 

MAISON DESAFFECTEE (minotaura)MAISON DESAFFECTEE (minotaura) (2)2014-06-30 11.14.21

2 novembre, 2014 à 17:00 | Commentaires (0) | Permalien


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