le blog de MARILYNE BERTONCINI

Noctis Imago sur Journal de Mes Paysages – 4 (extrait)

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Journal de mes paysages, novembre 2016 – revue créée par Pierre Saunier et Martin Wable, 

contact journaldemespaysages@gmail.com

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6 décembre, 2016 à 14:58 | Commentaires (0) | Permalien


L’ombre de la neige

 avec les aquarelles lumineuses et oniriques de Cécile A. Holdban,  dans un petit livre en 4 exemplaires !

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 Est-ce que les arbres nous rêvent
au long cours de l’hiver?
Notre âme frémit-elle
sous la résine des bourgeons?

 

 

 

 

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 Dans l’ombre mauve du jardin
la neige est couleur de glycine
les branches de cendre
dessinent un chemin
qui descend
lentement

 

 

 

 

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8 novembre, 2016 à 13:09 | Commentaires (0) | Permalien


La Dent

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Je me brosse les dents – l’une de mes incisives est marquée d’une tache noire, évidente, très gênante.

Regardée plus attentivement, la vilaine tâche s’avère être une perforation. Je n’aime pas les dentistes – il faudra pourtant que j’y aille !

Mais alors que j’observe, fascinée, cette improbable dent « gâtée », je m’aperçois qu’à travers elle, j’entrevois un jardin. Ma dent est une fenêtre ! Le paysage, de l’autre côté, s’étend, immense, et dans la grotte de ma bouche, je découvre que j’abrite des plaines, des forêts, des jardins fleuris miroitant au crépuscule – et je rêve d’y pénétrer.

16 mai, 2016 à 13:37 | Commentaires (0) | Permalien


Aeonde (extrait)

 Olivier - Roquebruneolivier - Roquebrune

Au jardin des repentirs flotte de l’aubépine

le parfum

corrompu

 

Une blanche chevêche en son vol silencieux

traverse le ciel

noir

 

et son plaintif appel

est sans écho

 

Le cerisier décapité

dresse son cou

sanglant

sous l’impassible lune

 

Le rouvre décharné est le corps de Marsyas

supplicié

un oiseau familier perché sur son épaule

où le sang a caillé

 

 

*

Tout le jardin n’est qu’un gibet

où s’agite et se tord

une humaine douleur.

Olivier - Roquebrune

(l’intégralité à lire sur Recours au Poème : http://www.recoursaupoeme.fr/marilyne-bertoncini/aeonde )

 

18 novembre, 2015 à 18:41 | Commentaires (0) | Permalien


Souvenirs de la Maison désaffectée

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Les sarments décharnés

sur la façade blanche -

 

mais le jardin frémit

dès qu’on franchit le seuil

 

La maison aux yeux clos

s’éventre mollement dans le désordre du jardin

 

Tout ondule et flotte dans l’ombre

brouillée d’un verre de bouteille

 

Sous la dentelle acide des fraises ensauvagées

la suave escarboucle

 

les ruches abandonnées

un reflet qui s’accroche à la vitre brisée

 

Le tilleul sur le toit de tôle

secoue ses bouquets blonds

 

Des fantômes frôlent encore les pruniers

foulent la mousse

 

Ils ont laissé une sandale morte

sur le gravier de l’allée.

*

25 juillet, 2015 à 7:30 | Commentaires (0) | Permalien


Mon Balcon

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Sur mon balcon

deux fauteuils de bois clair

un vieux guéridon

des étagères de guingois avec leurs planches de récup’

les pots de terre rouge

l’arborescence de la fougère

dont la fronde tamise la lumière

menthe et basilic

 

J’y goûte mes fraises

cueille des tomates

replante de vieilles « patates »

germées et ridées, rebourgeonnant à l’infini…

 

Le brouhaha lumineux de la ville s’accroche aux vrilles de la courge

A l’ombre de ses larges feuilles

suspendue dans le temps -

 

ma Thébaïde minuscule.

14 mai, 2015 à 8:06 | Commentaires (0) | Permalien


l’épave d’ange

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Dans les débris et les décombres du jardin

l’aile estropiée d’un ange abandonnée

à la rouille qui la mord.

15 février, 2015 à 9:28 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku du souvenir

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Fusées des rires de l’enfance

jaillissant     vert     des corbeilles et bassins

Baudelaire      je pense à vous

dans les reflets des jets d’eau.

17 décembre, 2014 à 10:29 | Commentaires (0) | Permalien


La Carmagnole

Travail-matières, de Brigitte Marcerou

Travail-matières, de Brigitte Marcerou

 

 

Dansons la Carmagnole

Les capucines au jardin font la moue

 

Mon doigt saigne

sur le sable de l’allée

25 novembre, 2014 à 15:31 | Commentaires (0) | Permalien


Night of Lilac

cliquer sur le lien :

http://cordite.org.au/?s=night+of+lilac

 

 

 

 

HANBURY  jardin  botanique  ITALIE (71)

 

2 novembre, 2014 à 19:29 | Commentaires (0) | Permalien


Souvenirs de la Maison désaffectée

 

 

vidéo-poème (cliquer sur le lien ) : https://www.youtube.com/watch?v=lGwvzYwYYCo

 

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2 novembre, 2014 à 17:00 | Commentaires (0) | Permalien


AEONDE (extraits)

 (cliquer sur les photos pour dérouler le diaporama)

 

Aeonde

 

 

                                   I choose a mournful Muse

 

 

 

 

Au jardin, une grive draine frotte  du bec les écailles de la grille

La bruine a brûlé les parterres

Des fantômes en pleurs  secouent leurs bras

 

Eprise de reflets l’eau givre comme le tain

Le réel glissant à la surface se greffe au filigrane des futaies endormies

Sous le grésil du vif-argent

 

La voix fixe les images et je franchis

Les confins qu’aux choses assignent les paroles

Le monde spéculaire contient la laitance des étoiles et l’éclat mort  d’anciens désastres

 

De grands blocs de détresse se heurtent en l’indifférent ressac se retirent et s’affrontent

Béliers en combat sans issue froissant leur chair de glace

Dans le grand barattage où fume la tristesse comme une opaque brume

 

Le silence dévore la carcasse de villes

Aux  perspectives nues à la blancheur de crâne sur un autel

Où les gestes insensés de statues dans leurs niches se figent

 

Des âmes en exil enchevêtrent leurs voix au silence des choses

Le jardin s’est couvert d’un pelage de loup

La tempête broie les arbres dans un muet fracas

 

Les allées sont jonchées de mains coupées

 

Enfin s’éteint lentement le murmure et la tête des ombres se couvre

Les ailes repliées Aeonde au jardin pleure

Et mon âme à ses pieds

 

 

 

 

 

***

29 mars, 2012 à 22:32 | Commentaires (0) | Permalien


LE ROI-CERF (extrait)

 

 

 

 

(…)

 

                                  *

 

    Je m’abreuve à ce fleuve et la tête me pèse

    Un labyrinthe de pensées s’y presse

    Fantômes exigeants chasseresses insoumises en  lutte dans le dédale                                                     

 Agiles cavales en furie ayant perdu les guides et battant à mes tempes un rythme d’agonie

 

    Je m’abreuve à ce fleuve où mes pensées se mirent

   Ayant forcé mon front d’un corail qui le ceint de son vivant diadème

 

    Nuées comme l’essaim hors de la ruche enfui

    Elles tracent dans l’onde où elles coagulent  l’arbre qui me couronne comme un madrépore

 

    C’est la vie qui me quitte dans le précis reflet où s’achève ma tête

    Et double ma douleur

 

    Dépouille je m’abreuve à mes pensées.

 

                                  *

   (…)

 

                                  *

 

    Or je rêvais

 

    Sur la croisée fermée le soleil irisait l’oeil brun et douloureux

    D’un cerf

 

    Et l’oeil

    Se reflétant sur lui-même

 

 

    Créait l’illusion d’un second oeil

    Tendre

    Et insondable (…)

 

   

7 mars, 2012 à 21:51 | Commentaires (3) | Permalien