le blog de MARILYNE BERTONCINI

PING-PONG – ou de la traduction

 

pour Ping pong image 4

collage Ghislaine Lejard

 

Traduire       ou

jouer sur      l’écho         des mots

 

le jeu de Lego d’un      je       à l’autre

d’un point à l’autre de     l’hémisphère

 

words like a bridge/pont

between works

pink gong qu’on entend

 

          Bingo

 

résonner entre

les mots qu’on       tend

entre les langues

 

tisserande sans filet

entre les mailles et les mails

 

lexique où l’on épingle les signes

dans le froissement des messages

télescopés syncopés          Hop et

 

back to the beginning again

 

les mots se cabrent et rebondissent

disent plus ou moins         refusent

les grilles et cinglent

vers d’autres rives


Retendre un pont

tout secouer

réamorcer redisposer

comme un puzzle

phrasal maze


        Mazel Tov

 

Tout vient à point

parfois

à qui sait attendre

 

On gagne à deux dans ce jeu

de ping-pong

 

et la balle des mots emporte le poème vers

d’autres destinées.

14 octobre, 2016 à 11:48 | Commentaires (0) | Permalien


Le papillon nocturne

IMG_4878

Le platane respire dans l’aube grise -

le cuir et cuivre de ses feuilles parle

un langage  subtil  comme le langage des oiseaux.

 

Un papillon nocturne au seuil de la cuisine

reprend des forces avant

l’ultime traversée.

23 novembre, 2015 à 9:38 | Commentaires (0) | Permalien


Première Lettre d’E.(rydice) – dans « Le Capital des Mots »

Lentement remontés le long de la sève

ses mots de l’infra-monde palpitent

aux feuilles-lèvres du platane

 

Ebouriffés par le vol des agaces

ils essaiment comme les graines

des rousses akènes mûries (…)

 

la suite ici, sur Le Capital des Mots : http://www.le-capital-des-mots.fr/2015/02/le-capital-des-mots-marilyne-bertoncini.html

9 février, 2015 à 13:20 | Commentaires (0) | Permalien


La Rose du Brouillard

 brouillard (1)

*

Elle a flétri la rose            Die Niemands Rose.

Premier jour de brouillard

                            premier jour de l’automne

et la brumeuse absence de lointaines collines.

*

(Les mots en italiques appartiennent à Paul Celan)

6 décembre, 2014 à 15:07 | Commentaires (0) | Permalien


Ecrire

DSCN1760 

De l’absence sans lieu

d’au-delà des déserts

de par-delà les mers où le temps ne s’écoule

suivant les obscures blessures de la page vierge

cherche, incis, l’élément secret

que sinueusement trace

la lettre

avec lenteur

à travers ses détours

dans le flot de l’imaginaire

et ses remous

comme une houle

De l’autre rive du souvenir

écoute

en l’oblitération

oblique réson affaibli

la pensée effacée

l’altération même de

l’imaginaire

qui s’y soumet

L’Oubli

pur

en dehors du temps

en-deça du souvenir

Oblat sacré qu’expose l’ostensoir

Vérité absente

soleil

sans

iris

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29 novembre, 2014 à 6:55 | Commentaires (0) | Permalien


Les Noms d’Isis (extrait)

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Hiératique et obscure détentrice du Nom Secret

Iris lancéolé

Iridescente Isis

grave

fleur

de poésie

 

enclose au coeur de la parole

réfrangible cristal

du souvenir

 

*

 

Azur ou safran

métalescente soie

mince et flexible flamme

palpitante et fugace

 

aigue-vive

tu

t’élances

sur le fléau

du

vide

 

et dans l’instant

Tout

disparaît

 

miroitant et spectral souvenir de la page

 

 

4 novembre, 2014 à 16:42 | Commentaires (2) | Permalien