le blog de MARILYNE BERTONCINI

Sous l’eau du sommeil

.

 

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En ce lieu inversé sous l’eau de ton sommeil

les étoiles en mourant filent vers leur désastre

et les ramiers picorent des miettes de lumière

dans les prairies du ciel

.

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13 novembre, 2017 à 10:38 | Commentaires (0) | Permalien


Aube d’ac-en-ciel : mes mots sur un collage de Ghislaine LEJARD

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24 juillet, 2017 à 11:16 | Commentaires (0) | Permalien


AMARCORD, je me souviens

video youtube (cliquer sur l’image)

Image de prévisualisation YouTube

 

Abandonnata sulla strada deserta
Gelsomina piangeva

 Ti ricordi?

 Lenti passavano un cavallo
e il vento grigio della vita
ed i nostri sogni dolci-
amari

 Questa sera siamo noi seduti
come lei
sulla pietra

 Guarda

 Le stelle ballano sopra il battistero
- o forse saranno insetti affascinati dalle luci

 Lo sai bene, che di notte vedo castelli
eretti lungo il torrente
dove di giorno stano soltanto vecchi
palazzi

 Di fronte alla scala del Teatro Reggio s’incarna
il viso vuoto e luminoso d’un passaggio
arquato

 Il vento si beffa d’un vecchio sacchetto di plastica
fantasmino che vola secondo la sua
fantasia 

Nessuno passa a quest’ora
Sotto il rosso scuro dei lampioni

tutto si diluisce nel colore sepia delle vecchie foto

Ascolta

Su Piazza della Pace il cantiere taciturno rimbomba come
un palco di Cinecittà alla fine del filmato

Delle bici vano lentamente
e una vespa ronza senza metà

 Ignavi vagano i Vitelloni
senza più cosistenza dei
personnagi bidimensionali dello schermo

 Ecco però
quello che manca alla scena -

 il ritornello di Gelsomina
quei maldestri suoni della tromba
richiamo dei
ricordi

 Eppure

sono qui ancora
sotto la pietra più vivi di tutti i piaceri

più strazianti di ogni dolore

 Sono il cuore della città addormentata
nella tisana della noia

 Aspetta

 che la nostra voce sciolga la maggia

 Ti ricordi?

11 juillet, 2017 à 9:37 | Commentaires (0) | Permalien


Icare

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                   L’oeil du monde palpite

Le vent ploie les oiseaux

    Qui

        te regarde encore

                    dans l’ombre qui s’étend?

 

Celui qui fixe la lumière

arrache des écailles d’ombre

           au soleil

 

           Le monde écharpillé –

Comment le rapiécer?

.

.

.

*

25 janvier, 2017 à 20:43 | Commentaires (0) | Permalien


Nuages du matin ( Micromythologie – 12)

 

Sur les lattes bleues de la mer

seul l’éblouissant triangle d’une voile

le long des falaises de nacre d’innombrables nuages

couleur de lièvre -

inaccessible côte de l’île de DelosIMG_1132 - Copie

flottant sur l’horizon où elle glisse avant

de disparaître

 

29 septembre, 2016 à 19:07 | Commentaires (0) | Permalien


Deux Burins de Dominique Crognier … et leur légende :

Cadeau trouvé ce matin, dans ma boîte aux lettres – les voici accompagnés des poèmes qu’ils m’ont inspirés :

 

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Ariane s’en fût,

tirant le fil de l’ombre :

Pelote obscure ouvrant,

au flanc du labyrinthe,

Le vertige d’un seuil

à la lumière noire.

 

 

 

*

 

dominique crognier burin 2bis

 

 

Quelle plume mime un oiseau

sur le carreau de la nappe

Le soir tombe et la carafe

a des regrets de rubis

A son flanc qui s’obscurcit.

 

4 décembre, 2015 à 17:06 | Commentaires (0) | Permalien


Ciel d’Octobre (suite) – le platane

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L’aube s’étire dans les branches d’or vert -

gravière crissant d’oiseaux -

puis d’un seul coup

un noir parapluie se déploie

claque d’un bruit d’éventail

par-dessus la cime du platane

et couvre de son ombre la place qui se fige

un instant

puis s’ébroue tandis

que commence le trafic

et déjà le chantier où se meuvent les grues.

13 novembre, 2015 à 12:17 | Commentaires (0) | Permalien


Transition de l’Aube (3)

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Le matin s’avance masqué

dans l’ombre des nuages

Le palmier cache un rire de geisha

derrière la palme d’une main

 

Une pie qui jacasse

au-dessus du balcon

 secoue dans le silence

son grelot de bois sec

 

Le vol lourd des choucas

entraîne le platane

dont l’ombre s’évapore

sur la place déserte

 

Crépuscule inversé

la nuit s’évanouit.

1 août, 2015 à 19:51 | Commentaires (0) | Permalien


Dériver

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Lente dérive dans les courants

comme morte épave douce

engloutie aspirée

tourbillonnant éparpillée

mais sans

douleur

 

Et la lumière

O – la lumière

 

Tornades d’algues brunes

courants profonds où se délite

avec lenteur le corps

sans poids sans

direction

 

L’eau douce encore

et la lumière

 

Epave-éponge

 

Et le son d’orgue des tempêtes

24 juin, 2015 à 7:17 | Commentaires (1) | Permalien


Le Tilleul

 

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La lumière ondule

dans le tilleul

entre vert et blond le miel

dans le vent

la douce amertume

de l’ombre oublieuse

*

7 juin, 2015 à 21:20 | Commentaires (0) | Permalien


Mon Balcon

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Sur mon balcon

deux fauteuils de bois clair

un vieux guéridon

des étagères de guingois avec leurs planches de récup’

les pots de terre rouge

l’arborescence de la fougère

dont la fronde tamise la lumière

menthe et basilic

 

J’y goûte mes fraises

cueille des tomates

replante de vieilles « patates »

germées et ridées, rebourgeonnant à l’infini…

 

Le brouhaha lumineux de la ville s’accroche aux vrilles de la courge

A l’ombre de ses larges feuilles

suspendue dans le temps -

 

ma Thébaïde minuscule.

14 mai, 2015 à 8:06 | Commentaires (0) | Permalien


A Quatre Mains : La Rouille du Temps, avec Bérénice Mollet

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J’explose – expose – pose

un point de suture

aux rayons d’ostensoir – à l’écru de la toile

 

Surgissent

flammèches embrasées –

des langues de fil aux lèvres ressoudées

d’autres oeuvres de Bérénice sur son blog : http://berenicem.over-blog.com/

5 mai, 2015 à 21:49 | Commentaires (0) | Permalien


Lilas

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Tel

insaisissable et subtil

le souvenir

 

Lilas

Lumineux noyau

de la nuit

 

(extrait de « La Nuit de Lilas »)

26 avril, 2015 à 21:52 | Commentaires (0) | Permalien


Le Grain de Sable

pluies de novembre (1)

Un grain de sable sous la paupière

poussière de la mort entre ton œil

et la lumière

Oh que le grain ne meure

pas et que le rêve s’agglomère !

2 avril, 2015 à 9:41 | Commentaires (0) | Permalien


S’ensable la ville sans ombre

 

pluie de novembre à Nice (6)

la rue blafarde est un chat maigre

ondulant au rythme

des néons

 

des épaules dans l’ombre glauque d’une cabine

tressautent dans le silence qui les relie

au fil du téléphone

 

entre les lauriers-roses

un train bruisse

fracas de naufrage

et cliquetis de rames

 

25 janvier, 2015 à 9:09 | Commentaires (0) | Permalien


Winter

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Dans le ciel, un glaçon qui fond

trouble la lumière froide

La plage secoue ses galets. 

 

 

 

14 janvier, 2015 à 9:43 | Commentaires (0) | Permalien


reflets de fêtes

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Il faut un regard d’enfant pour que les reflets de la fête s’impriment dans le souvenir

24 décembre, 2014 à 11:10 | Commentaires (0) | Permalien


Le Platane

Ce calligramme, qui figurait dans le blog (The Plane-tree)   vient d’être traduit par le poète Shuhrid Shahidullah, en bengali – je le remercie pour cette très belle version qui me fascine :

মেরিলিন বার্তোনসিনি

মহীরুহ

সেপ্টেম্বর

ভেবে দ্যাখো কান্ডে হেলান দিয়ে মাথা

তোমাকে অনুভব করতে হবে

মহীরুহের কান্ড-কারাখানা

আর তাকাতে হবে তার ডালপালার মধ্যে দিয়ে উজ্জ্বল আকাশের দিকে

যেতে হবে সেদিকে; মিশে যেতে হবে আকাশের নীল প্রপাতের সাথে

কিন্তু সমূহমগডালও পৌছাতে পারে না সেখানে

বড়ো বেশি ভারি হয়ে থাকে ডাল, ফল, শুকনো পাতা আর জীবনের ভারে

ঠিক তোমারই মতো

নভেম্বর

আজ সকালে বিশাল মহীরুহ ছাতায় ছাতায় এত জড়িয়ে গেছে যে

লুকিয়ে রাখা যাচ্ছেনা আর

হেমন্তকে

কিন্তু ওর শেকড় নেমে গেছে অনেক গভীরে

আর তার তৃষ্ণা মেটাতে

পানি আসছে বহু দুর থেকে

এইবার শেষবারের মতো

সময়ের আগুনকে সুযোগ দিচ্ছে

তাকে জ্বালিয়ে দেবার

তবু এখনো মহীরুহ লড়ে যাচ্ছে, খুলে দেখাচ্ছে তার সিক্ত সবুজ পাতা বৃষ্টির নিচে

আর তোমাকে ডাকছে

পৃথিবীর গভীর হৃৎপিন্ড থেকে

যেখানে চিরন্তনতা ছাড়া আর

বয় না কিছুই

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The Plane tree

 

September

You think you just have to feel the trunk of the plane-tree

with the back of your head

and look at the bright sky through the boughs and travel

along towards itand be absorbed by that blue precipice

But even the boughs can’t even reach it

Being too heavy with fruits and withered leaves and life

Just like you.

 

November

The huge plane-tree is too patched with rust this morning

to conceal

autumn anymore

But its roots run

so deep

and the waters

come from so far

to quench its thirst

that its been the last around here

to allow the fire of time to blaze it

and it still resists and shows off dripping green leaves under the rain

and calls you from the deep heart of earth

where nothing passes but eternity.

 

Marilyne Bertoncini

 

 

6 décembre, 2014 à 18:00 | Commentaires (0) | Permalien


la lumière

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Ne fixe pas la lumière

sinon le monde entier se troue

de minuscules éclats d’ombre du soleil :

 

Qui

le rapiècera?

*

3 décembre, 2014 à 19:50 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku de l’aube

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La nuit compacte est lisse

 comme une amande

 

L’aube amère fleurit ta bouche

 de sa lumière

 

27 novembre, 2014 à 3:07 | Commentaires (0) | Permalien