le blog de MARILYNE BERTONCINI

Nuages du matin ( Micromythologie – 12)

 

Sur les lattes bleues de la mer

seul l’éblouissant triangle d’une voile

le long des falaises de nacre d’innombrables nuages

couleur de lièvre -

inaccessible côte de l’île de DelosIMG_1132 - Copie

flottant sur l’horizon où elle glisse avant

de disparaître

 

29 septembre, 2016 à 19:07 | Commentaires (0) | Permalien


INFERNET (micromythologie – 7)

INFERNET

 

Il suffit au poète d’un mot

se détachant sur le fond bleu où se confondent ciel et mer

pour que le réel se double de son étoffe de mythes.

 

Les lettres brûlées de rouille d’INFERNET

sont soudain investies du même pouvoir

que celles inscrites au fronton de l’Enfer de Dante :

 

le vent sur la tôle rongée se met alors à mugir

Lasciate ogni speranza, voi ch’entrate,

et les cris des mouettes pleurent de l’outre-monde.

18 septembre, 2016 à 6:51 | Commentaires (0) | Permalien


Poème du grain de sel (extrait d’un travail en cours)

DSCN3866 - CopieDans l’oeil du rocher

l’écaille incandescente du sel

         – éblouissante obole au nocher

reprise par la vague

dans l’incessant voyage d’ici à

l’eau

        -delà.

 

22 juillet, 2015 à 14:42 | Commentaires (0) | Permalien


Dériver

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Lente dérive dans les courants

comme morte épave douce

engloutie aspirée

tourbillonnant éparpillée

mais sans

douleur

 

Et la lumière

O – la lumière

 

Tornades d’algues brunes

courants profonds où se délite

avec lenteur le corps

sans poids sans

direction

 

L’eau douce encore

et la lumière

 

Epave-éponge

 

Et le son d’orgue des tempêtes

24 juin, 2015 à 7:17 | Commentaires (1) | Permalien


La Marée de la fonte des rêves

pluies de novembre (2)

La marée de la fonte des rêves

te submerge dans l’aube bleue

 

Sur l’estran de ton sommeil

la laisse des souvenirs laisse une brume

qui scintille

 

Cristaux de sel

les songes s’agrègent

aux sédiments de la mémoire

où germe le poème.

19 mai, 2015 à 21:11 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku de l’eau

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L’eau est la peau de l’océan

Elle caresse les bateaux

et les poissons cachés

tout comme mes pensées.

11 mai, 2015 à 12:00 | Commentaires (0) | Permalien


Esquisse d’un voyage en train – (extrait 2)

 ciel (4)

Tout le jour

la mer gardera le gris doux un peu froid d’une aile de goéland

aile immense

dont le battement sourd ne l’arrache jamais

à la terre

 

une petite chaîne de nuages gris-bleu à l’horizon d’où suinte

l’ocre-rose du matin

barrée d’un vol géométrique

 

puis les barres d’immeubles

et les grues avant la gare

engloutissent

le ciel.

 

*

 

2 mai, 2015 à 7:01 | Commentaires (0) | Permalien


Traduction en cours (4) Les Morts, d’Eugenio Montale

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Ainsi

peut-être aux morts également ôte-t-on tout repos

dans la glaise : de là une force les tire,

impitoyable plus que la vie, et à l’entour,

larves amères des souvenirs humains,

les dirige vers ces plages, souffles

sans matière ni voix

trahis par les ténèbres : et leurs vols

émoussés nous effleurent encore

séparés de nous à peine, et le crible

de la mer les engloutit..

(traduit en avril 2015)

 

30 avril, 2015 à 7:41 | Commentaires (0) | Permalien


Traduction en cours (3) Les Morts, d’Eugenio Montale

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Plus que l’algue entraînée

 par les remous qui se découvrent à nous, notre

vie semble s’arrêter : tourbillonne

ce qui, en nous, résigné à ses limites,

un jour cessa : entre les fils unissant

les branches l’une à l’autre se débat le coeur

comme le grondin qui

se ligote dans les mailles du filet ;

et immobiles et vacants nous sommes figés

par une glaciale fixité.

29 avril, 2015 à 8:12 | Commentaires (0) | Permalien


traduction en cours : I Morti, d’Eugenio Montale – Les Morts

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La mer qui se brise sur la rive

opposée y soulève un écumant nuage

avant que de nouveau la plaine l’engloutisse. Là,

nous jetâmes un jour sur la côte rocheuse

_ plus haletante que le rivage – notre

espérance ! – et le gouffre stérile verdit

comme au temps où nous étions vivants.

27 avril, 2015 à 13:05 | Commentaires (0) | Permalien


Winter

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Dans le ciel, un glaçon qui fond

trouble la lumière froide

La plage secoue ses galets. 

 

 

 

14 janvier, 2015 à 9:43 | Commentaires (0) | Permalien


Comètes Noyées

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Nasses bleues des comètes

noyées aux longs cheveux

où les pensées se prennent

*

Eclats de souvenirs dissous

J’ai tatoué au coeur

ce fragment de mémoire

30 novembre, 2014 à 12:41 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku d’Hokusaï

 

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Sculpté en Vague d’Hokusai,   

il gelato pistache et coco -

 

Il n’a pas eu le temps de fondre

18 novembre, 2014 à 14:32 | Commentaires (2) | Permalien


Paysages Intérieurs, à lire dans Le Capital des Mots, d’Eric Dubois

blausasc septembre (40)

Cliquer sur le lien :

 

http://www.le-capital-des-mots.fr/2014/11/le-capital-des-mots-marilyne-bertoncini-4.html

16 novembre, 2014 à 20:56 | Commentaires (0) | Permalien


SAISONS

SAISONS dans images VILLEFRANCHE-la-baie-225x300

 

 

 

Dans le ciel marécage

Un voilier girouette à la cime du toit

En contrebas l’émail gribleuté de la mer.

 

 

*

Fin de saison

les mimosas roussissent contre les jeunes pousses

Feuillage-dynamite

Eclair vert du printemps. 

 

*

 

Jour de vent :

J’écrase en marchant des baies de poivrier

Parfum rose et piquant de l’été.

 

 

 

*

 

Première pluie dans le ciel mâchuré

Flottante feuille morte

un avion.

 

 

*

La neige ploie les mimosas

têtes chenues par-dessus les grillages

leurs longs cous éplorés de girafe.

 

 

 

 

 

 

*

11 mars, 2012 à 21:51 | Commentaires (3) | Permalien