le blog de MARILYNE BERTONCINI

L’Heure Approximative

lheure

 

Des heures sonnent au souvenir

du cadran de l’horloge

et le matin frotte ses yeux piquants d’étoiles

tandis que chaque chose te parle -

 

les arbres qui s’éveillent te demandent l’aumône

d’une parole

la fenêtre en s’ouvrant te sourit de guingois

l’eau a le bruissement de soie

des souvenirs rampant vers toi

 

Une main te caresse la joue

et des baisers perdus pépient dans les taillis

La trame usée du jour n’est déjà qu’un vestige

à cette heure approximative

qu’ourle le drap gris

de la nuit.

 

*

15 février, 2016 à 23:03 | Commentaires (0) | Permalien


La Revue « POSSIBLES », nouvelle série, n.5

La revue numérique dirigée par Pierre Perrin consacre une belle page à Labyrinthe des Nuits dans son sommaire de février 2016  :

Capturepossibles

à lire en copiant le lien : http://possiblesuite.free.fr/pos5bert.php

8 février, 2016 à 12:21 | Commentaires (0) | Permalien


un dessin de Pierre Rosin

pour un extrait de La Nuit de Lilas :

pierre rosin

Lacis et entrelacs

arabesque de branches

cachée sous les feuillages

labyrinthe secret où se perd

la mémoire

en quête de soi-même

 

5 février, 2016 à 16:19 | Commentaires (0) | Permalien


Noctis Imago

arbre

La forêt s’avance en habit nuptial

 

Les chevaux de la nuit délassent leur crinière

un voile à plumetis recouvre tous les arbres

dans le matin blafard

 

C’est le Printemps d’Eurydice

 

Des grappes d’acacia couronnent la rivière

Le miel clair des troenes chante dans le matin

ganté de beurre frais

 

Des pyramides nivéales jouent à saute-mouton

parmi les manchons roses des cersis

sous les langues de nuages qui s’échevèlent

le long des pentes

 

Plumeaux et plumets blancs s’agitent sur

les lourdes têtes du sureau lièbre

l’arbre à perruque aux bouquets crème

les candides étoiles du pyracantha

 

où nul ne lit

le sang des baies

inscrit dans la nacre des fleurs

 

C’est le cortège d’Eurydice

et ses voiles dans le matin sont une écume de chagrin.

27 janvier, 2016 à 19:23 | Commentaires (0) | Permalien


Transition de l’Aube (3)

ciel (27) - Copie

Le matin s’avance masqué

dans l’ombre des nuages

Le palmier cache un rire de geisha

derrière la palme d’une main

 

Une pie qui jacasse

au-dessus du balcon

 secoue dans le silence

son grelot de bois sec

 

Le vol lourd des choucas

entraîne le platane

dont l’ombre s’évapore

sur la place déserte

 

Crépuscule inversé

la nuit s’évanouit.

1 août, 2015 à 19:51 | Commentaires (0) | Permalien


Le Sommeil

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Le sommeil est ton nocher

- Nageur lisse et blanc

Te voici sur l’autre rive

- tu as traversé l’autre nuit

13 mai, 2015 à 8:04 | Commentaires (0) | Permalien


Le Voyage Secret des Forêts (extrait 2)

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La dentelle des branches blêmes

s’éloigne dans la brume

nervures de mes nerfs

filaments de mémoire

 

Les arbres dansent vers

le rêveur horizon

voyageuse forêt de sable

du sommeil.

7 mai, 2015 à 8:02 | Commentaires (0) | Permalien


Lilas

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Tel

insaisissable et subtil

le souvenir

 

Lilas

Lumineux noyau

de la nuit

 

(extrait de « La Nuit de Lilas »)

26 avril, 2015 à 21:52 | Commentaires (0) | Permalien


Esquisse d’un voyage en train (extrait)

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Le ciel sombre se couvre des plumules d’un jeune goéland

Comme son négatif inversé sur la pellicule atmosphérique

Une meute de petits nuages pommelés

entre terre et cendre

Hésite à refléter l’ourlet de l’aube au col de Villefranche

Happée par la lumière plate des quais

Qui découpe en lames de couteau les palmiers.

 

7 avril, 2015 à 12:17 | Commentaires (0) | Permalien


Le Loup du mur (extrait d’Enfances – en cours)

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Le Loup du mur

 

Est-ce la tête de loup de la cour qui me faisait craindre la visite du loup dans les motifs du papier peint? Il fallait scruter la forêt des fleurs avant de s’endormir, y déchiffrer sa présence, la conjurer… Une veilleuse à mon chevet était sensée me protéger. Une petite madone luisait bleue dans la nuit, si je l’avais suffisamment exposée à la lumière dans la journée – il ne fallait pas oublier.

Quand le loup rôdait, pas moyen de l’éviter – des signes précurseurs – un air à la radio, du vent à la fenêtre… Je savais alors que je ne pourrais pas ne pas le trouver dans mon rêve – il fallait bien que je me rappelle le mot magique pour le dissoudre, mais je savais aussi que ce mot m’aurait échappé au moment de le prononcer.

Je me réveillais essoufflée, désespérée, le mot encore m’avait manqué – jusqu’au dernier souffle, au dernier cri – Maman!

5 avril, 2015 à 10:05 | Commentaires (0) | Permalien


L’écorce des nuits

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Les nuits enveloppent les nuits

comme une écorce douce

 

Au coeur des nuits, l’aubier

comme un autre matin

tout blanc

et lisse

27 mars, 2015 à 12:47 | Commentaires (1) | Permalien


L’Oeuvre du Temps (4) travail à quatre mains avec Bérénice Mollet

http://berenicemollet.blog.free.fr/

http://berenicemollet.blog.free.fr/

Par les fins capilaires du rêve

pénètre dans la nuit

 

Franchis le seuil et trouve

l’amande du souvenir

 

Alors fleurira le corail

de la douleur

 

abreuvant de soleil

ton coeur sans volonté

20 mars, 2015 à 9:30 | Commentaires (0) | Permalien


Pluie

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Sous la pluie frémit l’oiseau –

sous ses plumes, sa chair de cendre

dessine un fin glyphe de nuit.

15 mars, 2015 à 21:00 | Commentaires (0) | Permalien


S’ensable la ville sans ombre

 

pluie de novembre à Nice (6)

la rue blafarde est un chat maigre

ondulant au rythme

des néons

 

des épaules dans l’ombre glauque d’une cabine

tressautent dans le silence qui les relie

au fil du téléphone

 

entre les lauriers-roses

un train bruisse

fracas de naufrage

et cliquetis de rames

 

25 janvier, 2015 à 9:09 | Commentaires (0) | Permalien


reflets de fêtes

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Il faut un regard d’enfant pour que les reflets de la fête s’impriment dans le souvenir

24 décembre, 2014 à 11:10 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku des Magnolias

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Aube de frissons gris

 

Les magnolias alignent des perles de corail

 

Au fond de quelle nuit brûlent leurs fruits de feu?

2 décembre, 2014 à 8:57 | Commentaires (0) | Permalien


L’Ombre

ce soir les oreilles des arbres...

 

Du fond du puits croît l’ombre

sans mémoire

l’ombre des yeux fermés

paupières verrouillées

une absence

totale

27 novembre, 2014 à 18:08 | Commentaires (1) | Permalien


Haïku de l’aube

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La nuit compacte est lisse

 comme une amande

 

L’aube amère fleurit ta bouche

 de sa lumière

 

27 novembre, 2014 à 3:07 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku des Lucioles

 Bonhommes Mandarines, de Brigitte Marcerou

Bonhomme Mandarine, de Brigitte Marcerou

*

Lucioles de velours

de larges étoiles dansent

Seule une guitare chuchote ses chansons

à la nuit bourdonneuse.

*

26 novembre, 2014 à 10:27 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku du rêve

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Was marcht Dich traurig?

Ces mots à mon oreille dans l’obscurité

puis la fraîcheur de lèvres inexistantes

15 novembre, 2014 à 18:34 | Commentaires (0) | Permalien


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