le blog de MARILYNE BERTONCINI

SHANSHUI dans Immagine e Poesia, publication internationale en pdf

CapturevvvvShanshui (chinois : 山水, montagne-eau), est un terme chinois qui évoque le paysage littéraire et pictural. Il désigne plus précisément un type de paysage naturel, non urbain – ou sa représentation dans la peinture chinoise – comportant toujours des inscriptions calligraphiées.

C’est le titre de mon poème publié par Huguette Bertrand et Lidia Chiarelli dans le recueil Immagine et Poesia, téléchargeable gratuitement en pdf à cette adresse: 

https://immaginepoesia.jimdo.com/e-book-2017/

 

 

 

 

15 mai, 2017 à 9:39 | Commentaires (0) | Permalien


Cantique des Cantiques

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à Marc Chagall

 

Dans les nuages du matin rose tyrien

couleur de muqueuse nue

sensible et gonflée

humide et tendre comme

l’intérieur d’une bouche

s’étirent des corps sirènes

 

Leur sommeil alangui rêve

de mille fleurs

Une colombe apporte

l’anneau nuptial aux couleurs

d’arc-en-ciel

 

Tout flotte dans l’espace

où des lapins pourchassent

des musiciens-oiseaux

 

Des acrobates bleus jouent du silence d’or

et des branches d’un arbre comme un fantôme blême

lentement se dissolvent

ses feuilles

sur les pages du Livre.

*

 

25 novembre, 2016 à 22:46 | Commentaires (0) | Permalien


L’ombre de la neige

 avec les aquarelles lumineuses et oniriques de Cécile A. Holdban,  dans un petit livre en 4 exemplaires !

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 Est-ce que les arbres nous rêvent
au long cours de l’hiver?
Notre âme frémit-elle
sous la résine des bourgeons?

 

 

 

 

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 Dans l’ombre mauve du jardin
la neige est couleur de glycine
les branches de cendre
dessinent un chemin
qui descend
lentement

 

 

 

 

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8 novembre, 2016 à 13:09 | Commentaires (0) | Permalien


Phryné déesse grenouille (Micromythologie, 16)

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Sybillin signe sur la vase séchée

la fleur de lys laissée par une patte

 

Une nymphe est cachée

sous l’aile du silence

 

Les cigales tziganes détissent le ciel blanc

et son reflet dans l’eau

 

Sous le reflet de l’eau et les cheveux des algues

le ruisseau est marbré de l’or des diatomées

 

Serti d’un anneau d’or sous la floraison d’eau

t’observe inobservé le noir onyx de l’oeil

 

de Phryné camouflée

dans sa livrée de moire

 

28 octobre, 2016 à 11:33 | Commentaires (0) | Permalien


Hespérides du Tram (Micromythologie – 13)

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Elles n’ont même pas vingt ans

Elles vivent dans le printemps même quand l’automne haute-couture

met des chasubles de damas aux arbres roux de l’avenue

 

et elles rient et se chahutent :

elles sont libres

Combien de temps?

 

Les mariages arrangés,

retour au bled pour des vacances -

Tu te rends compte, hop dans l’avion, et mariée !

et les costumes chamarrés – tu les mettrais toi?

 

Tout les fait rire

Combien de temps?

 

Elles parlent des garçons

et textotent du bout de doigts gracieux comme

le bouton des roses miniatures

à la vitrine du fleuriste

 

C’est bon d’écouter la jeunesse

me dit aussi une voisine

 

Plus loin, debout contre la vitre

sur laquelle elle flotte en son reflet nocturne

une autre jeune femme seule et chargée de sacs

 

Dans le triangle découvert du voile noir qui la recouvre

ses yeux tristes suivent sans voir

les arbres qui défilent dans l’outre-monde du vitrage.

1 octobre, 2016 à 9:15 | Commentaires (0) | Permalien


Nuages du matin ( Micromythologie – 12)

 

Sur les lattes bleues de la mer

seul l’éblouissant triangle d’une voile

le long des falaises de nacre d’innombrables nuages

couleur de lièvre -

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flottant sur l’horizon où elle glisse avant

de disparaître

 

29 septembre, 2016 à 19:07 | Commentaires (0) | Permalien


Shan Shui

.

Montagne et Eau se dégagent de l’ocre

et ouvrent plus que la fenêtre,

le mur tout entier,

devenu paysage de rêve,

où se perdre dans une brume d’or.

 

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29 septembre, 2016 à 17:50 | Commentaires (0) | Permalien


Il Ramo d’Oro ( Micromythologie – 11)

.

In questi pensosi boschi

vivono ancor’i morti

come leggende

 

Li puoi sentire sussurare

nel nero canto degli uccelli

 

pour rameau d'or

 

Freme la loro pelle ove calpesti

il morbido muschio

e le loro gracili membra si rompono

coi rami secchi.

 

Sotto la palpebra del cielo

il lago cela quel segreto :

i morti senza memoria

sono il bosco che ti circonda.

.

Dans ces bois pensifs

vivent encore les morts

comme légendes

 

Tu les entends chuchoter

dans le chant noir des oiseaux

 

Leur peau frémit sous la mousse

que tu foules

et leurs membres graciles cassent

avec les rameaux secs

 

Sous la paupière du ciel

le lac cache ce secret :

les morts sans mémoire

sont le bois qui t’entoure.

.

.

28 septembre, 2016 à 9:47 | Commentaires (0) | Permalien


L’OEIL

 DSCN1320(pour Enrico)

 

Mon oeil se mire

à l’intérieur d’un autre Oeil

qui le contient et l’éclaire

 

Mon oeil regarde le monde

de l’intérieur d’un Oeil

qui le regarde et lui donne

sa forme d’oeil

.

Dans le globe de l’Oeil

le monde se reflète en ses courbes convexes

.

Le paysage se détache en pelures d’oignon

dont les écailles touchent comme ailes de papillon

notre oeil abouché dans la triple épaisseur de la vitre du train

 

Mon oeil de l’intérieur boit le monde concave

dans l’Oeil qui appartient à dedans et dehors

 

et des fantômes flottent sur la vitre embuée.

14 septembre, 2016 à 7:21 | Commentaires (0) | Permalien


L’Heure Approximative

lheure

 

Des heures sonnent au souvenir

du cadran de l’horloge

et le matin frotte ses yeux piquants d’étoiles

tandis que chaque chose te parle -

 

les arbres qui s’éveillent te demandent l’aumône

d’une parole

la fenêtre en s’ouvrant te sourit de guingois

l’eau a le bruissement de soie

des souvenirs rampant vers toi

 

Une main te caresse la joue

et des baisers perdus pépient dans les taillis

La trame usée du jour n’est déjà qu’un vestige

à cette heure approximative

qu’ourle le drap gris

de la nuit.

 

*

15 février, 2016 à 23:03 | Commentaires (0) | Permalien


Noctis Imago

arbre

La forêt s’avance en habit nuptial

 

Les chevaux de la nuit délassent leur crinière

un voile à plumetis recouvre tous les arbres

dans le matin blafard

 

C’est le Printemps d’Eurydice

 

Des grappes d’acacia couronnent la rivière

Le miel clair des troenes chante dans le matin

ganté de beurre frais

 

Des pyramides nivéales jouent à saute-mouton

parmi les manchons roses des cersis

sous les langues de nuages qui s’échevèlent

le long des pentes

 

Plumeaux et plumets blancs s’agitent sur

les lourdes têtes du sureau lièbre

l’arbre à perruque aux bouquets crème

les candides étoiles du pyracantha

 

où nul ne lit

le sang des baies

inscrit dans la nacre des fleurs

 

C’est le cortège d’Eurydice

et ses voiles dans le matin sont une écume de chagrin.

27 janvier, 2016 à 19:23 | Commentaires (0) | Permalien


Perdu en Crête – sur un dessin de Pierre Rosin

perdu en crête - pierre rosin

La fourmi tire son fil dans la mémoire-coquillage

et l’aube s’irise du reflet des souvenirs

dans la forêt remembrée

.

Comme les ailes d’un papillon

se déplissent les feuilles-mots

dans la pelote du cocon

où leur frisson de soie agite le passé

sur le dédale sans pensée

.

La doulce douleur brode sa pluie de mai

sur les plaies qui s’effacent dans les lobes nacrés

de la mémoire-cicatrice.

21 janvier, 2016 à 10:22 | Commentaires (0) | Permalien


Borders and boundaries – Subprimal Poetry, Art – issue 5

Subprimal Poetry Art-Issue 5 -

En couverture du numéro de la revue Subprimal, consacré aux frontières et limites, à lire en copiant le lien :

http://subprimal.com/issues/issue5

Cette photo a été prise par un matin piquant de froid – pas encore printanier – le long d’une étroite gorge de marne.
La lumière grise, l’argile cendreuse, le silence – tout évoquait une sorte de seuil – comme le passage que les Anciens imaginaient entre notre monde et les régions infernales.
Dressé là – reste d’une antique clôture, attirant et mystérieux – ouvrant sur rien d’autre que l’ombre – des ombres, émergeant lentement de la terre froide,  par cet escalier inverse, en attente de quelque Eurydice.

(Marilyne Bertoncini)

 

16 novembre, 2015 à 19:27 | Commentaires (0) | Permalien


Ciel d’Octobre, les étourneaux – vidéo-poème

Instantané 2 (28-10-2015 13-13)

à voir et lire en copiant le lien dans votre navigateur :

https://www.youtube.com/watch?v=jrzdfg7w7A0

28 octobre, 2015 à 14:11 | Commentaires (0) | Permalien


Transition de l’Aube (3)

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Le matin s’avance masqué

dans l’ombre des nuages

Le palmier cache un rire de geisha

derrière la palme d’une main

 

Une pie qui jacasse

au-dessus du balcon

 secoue dans le silence

son grelot de bois sec

 

Le vol lourd des choucas

entraîne le platane

dont l’ombre s’évapore

sur la place déserte

 

Crépuscule inversé

la nuit s’évanouit.

1 août, 2015 à 19:51 | Commentaires (0) | Permalien


« Le Fourminautore » dans « Journal de mes paysages »

 

Mon  texte sur le labyrinthe dans le numéro 2 de la jeune revue « cosmoréaliste » Jdmp (à commander à l’adresse suivante : journaldemespaysages@gmail.com),

un grand merci à Pierre Saunier, Martin Wable et toute l’équipe :

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20 mai, 2015 à 15:36 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku de l’eau

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L’eau est la peau de l’océan

Elle caresse les bateaux

et les poissons cachés

tout comme mes pensées.

11 mai, 2015 à 12:00 | Commentaires (0) | Permalien


Le Voyage Secret des Forêts (extrait 2)

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La dentelle des branches blêmes

s’éloigne dans la brume

nervures de mes nerfs

filaments de mémoire

 

Les arbres dansent vers

le rêveur horizon

voyageuse forêt de sable

du sommeil.

7 mai, 2015 à 8:02 | Commentaires (0) | Permalien


Esquisse d’un voyage en train – (extrait 2)

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Tout le jour

la mer gardera le gris doux un peu froid d’une aile de goéland

aile immense

dont le battement sourd ne l’arrache jamais

à la terre

 

une petite chaîne de nuages gris-bleu à l’horizon d’où suinte

l’ocre-rose du matin

barrée d’un vol géométrique

 

puis les barres d’immeubles

et les grues avant la gare

engloutissent

le ciel.

 

*

 

2 mai, 2015 à 7:01 | Commentaires (0) | Permalien


Esquisse d’un voyage en train (extrait)

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Le ciel sombre se couvre des plumules d’un jeune goéland

Comme son négatif inversé sur la pellicule atmosphérique

Une meute de petits nuages pommelés

entre terre et cendre

Hésite à refléter l’ourlet de l’aube au col de Villefranche

Happée par la lumière plate des quais

Qui découpe en lames de couteau les palmiers.

 

7 avril, 2015 à 12:17 | Commentaires (0) | Permalien


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