le blog de MARILYNE BERTONCINI

Ma tête est soudée – illustration de Pierre Rosin

bertonpoil

 

Ma tête est soudée à l’intérieur de la tienne

et ta tête repose dans la mienne

la vulnérable paroi de mon crâne

butant contre ta fontanelle

 

Tes yeux voient à travers les miens

nos bouches se superposent

tes pensées me traversent

comme un fleuve électrique

 

Tu rêve mon retour

dans le creux de mon rêve

et notre rêve s’évapore

dans la salive du matin

*

19 février, 2016 à 18:29 | Commentaires (0) | Permalien


Le Chemin des Mots

Turini (102) - Copie

 

Le chemin s’éboule

dans l’outre-monde des paroles

Chaque pas soulève une poussière

d’or éteint qui tremble dans l’absence de lumière

 

bourdonnantes mouches grises

les mots sont un essaim en quête d’une reine

 

Ta tête est une ruche que grisent les mots d’or gris

 

des paillettes de mots dans le lit des grands fleuves

que traversent les morts lents et phosphorescents

tout un sable de mots que soulèvent tes pas

dans un chuchotement de vieilles feuilles mortes

au couchant

 

Orient espéré à l’issue du chemin

Orion Ariane ma soeur La Très Sacrée

tes pas tracent les mots dans ta danse secrète

dans l’outre-monde des paroles

dans le silence des choses

somnolentes

 

Le chemin qui s’éboule monte vers la lumière.

5 février, 2016 à 12:08 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku de l’eau

DSCN8765

L’eau est la peau de l’océan

Elle caresse les bateaux

et les poissons cachés

tout comme mes pensées.

11 mai, 2015 à 12:00 | Commentaires (0) | Permalien


A Quatre Mains, avec Bérénice Mollet (tableaux textiles)

l'échelle des rêves

Mes pâles pensées tristes

gravissent l’échelle du rêve

vers quel espoir au bout du fil ?

4 mai, 2015 à 13:51 | Commentaires (0) | Permalien


sur un tableau textile de Bérénice Mollet

 

sans titre - Bérénice Mollet

sans titre – Bérénice Mollet

O, de ce trou dans sa poitrine

toute douleur s’est échappée

brûlant la chair des souvenirs

.

La rose des quatre vents tournoie

sur le ciel de cendre grège

où s’élance le fil, ténu, de la pensée.

 

20 février, 2015 à 17:17 | Commentaires (0) | Permalien


Lasciate ogni speranza, voi ch’entrate…

 

 

Dans les déchets de la mémoire fleurissent

Dans les déchets de la mémoire fleurissent

 

 

On pourrait dire que Minotaure était

dans l’enfer de sa solitude

un enfer construit de ses mains

- l’enfer dans sa tête

le labyrinthe de sa tête -

 

8 août, 2010 à 19:58 | Commentaires (0) | Permalien