le blog de MARILYNE BERTONCINI

(re) Commencement

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Si tu nages jusqu’au bout de ton rêve

tu parviens outre la porte des songes

sous les algues flottantes du sommeil

dans l’aurore de blancs coquillages

 

Là comme aux tout premiers temps

les choses espèrent d’être dites

et dans l’attente d’un destin

balbutient d’éphémères formes

 

Tout désordre te lie

aux choses qui s’ébauchent

entravant ton retour

au monde des vivants

*

25 décembre, 2016 à 8:59 | Commentaires (0) | Permalien


Noctis Imago sur Journal de Mes Paysages – 4 (extrait)

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Journal de mes paysages, novembre 2016 – revue créée par Pierre Saunier et Martin Wable, 

contact journaldemespaysages@gmail.com

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6 décembre, 2016 à 14:58 | Commentaires (0) | Permalien


L’ombre de la neige

 avec les aquarelles lumineuses et oniriques de Cécile A. Holdban,  dans un petit livre en 4 exemplaires !

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 Est-ce que les arbres nous rêvent
au long cours de l’hiver?
Notre âme frémit-elle
sous la résine des bourgeons?

 

 

 

 

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 Dans l’ombre mauve du jardin
la neige est couleur de glycine
les branches de cendre
dessinent un chemin
qui descend
lentement

 

 

 

 

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8 novembre, 2016 à 13:09 | Commentaires (0) | Permalien


Là où tremblent encore des ombres d’un vert tendre

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Une « toile sonore » de Sophie BRASSART,

que je remercie de m’avoir invitée à dire/écrire un poème qu’elle accompagne d’une de ses encres –

 

à voir et à écouter en suivant le lien :

http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf

30 mars, 2016 à 19:58 | Commentaires (0) | Permalien


Ma tête est soudée – illustration de Pierre Rosin

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Ma tête est soudée à l’intérieur de la tienne

et ta tête repose dans la mienne

la vulnérable paroi de mon crâne

butant contre ta fontanelle

 

Tes yeux voient à travers les miens

nos bouches se superposent

tes pensées me traversent

comme un fleuve électrique

 

Tu rêve mon retour

dans le creux de mon rêve

et notre rêve s’évapore

dans la salive du matin

*

19 février, 2016 à 18:29 | Commentaires (0) | Permalien


Souvenir pour E.

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La Deûle coule grise

entre ses berges bises

des rêves se reflètent

parmi les herbes d’eau

des destins fluctuants

ébauchent des histoires

miroitant un instant

dans les nuages d’eau

où le soleil muché

avec les hirondelles

a des frissons de soie

bruissants comme les joncs.

*

 

4 janvier, 2016 à 13:59 | Commentaires (0) | Permalien


Lendemain

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Là où tremblent encore

des ombres d’un vert tendre

 

Ces mots au réveil – d’où venus?

 

Les membranes du sommeil

s’effilochent

les frondes bougent

avec un frisson d’aise

 

Les souvenirs s’effeuillent

aux branches des forêts

mortes

 

Le réel s’insinue

sous la peau du sommeil

les paupières obstinées

et les lèvres fermées

 

là où tremblent encore

des ombres d’un vert tendre

 

avant l’explosion du plein jour

l’essaim des cris

l’éclat des mots

la mort.

17 novembre, 2015 à 11:08 | Commentaires (0) | Permalien


Musée Imaginaire (1) – Chillida

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Ferme les yeux
Presse l’index sur tes paupières pour créer
l’indispensable
papillotement jaune du mimosa d’arrière-plan

J’ai dit indispensable,
Je suis en-dessous de la vérité -
de la nécessité!

Ensuite, imagine un anneau,
un très grand anneau
- très grand – pas trop! -
que tu parcours en marchant à tâtons :

Les yeux clos, tu commences à l’intérieur
du métal froid,
tu avances, et te retrouves
dans le mimosa parfumé de ton enfance –

Tu continues, et hop,
le métal glacé de la vie qui revient,
tu continues…

c’est le mouvement perpétuel de l’anneau d’éternité
qui se trouve dans mes rêves,
sous le nom de Chillida.

5 octobre, 2015 à 11:25 | Commentaires (0) | Permalien


A Fleur d’Etang

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J’arpente vos songes

à pas de velours d’oiseau

de cris de musaraigne

pris à la soie perlée qui tremble dans l’allée

 

à pas de feuille et de mousse

dans le lit vert de la fontaine

je glisse sur vos songes

à pas de nèpe d’eau

 

sur les coussinets du gerris

sous les algues du sommeil et la mousse des fées

dans le silence de l’étang

Je cueille vos songes

 

fantômes de vos vies

couleur de menthe mauve

couleur de cresson pâle

imparfaite dentelle de pensées nuagées.

 

24 juillet, 2015 à 9:23 | Commentaires (2) | Permalien


Dériver

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Lente dérive dans les courants

comme morte épave douce

engloutie aspirée

tourbillonnant éparpillée

mais sans

douleur

 

Et la lumière

O – la lumière

 

Tornades d’algues brunes

courants profonds où se délite

avec lenteur le corps

sans poids sans

direction

 

L’eau douce encore

et la lumière

 

Epave-éponge

 

Et le son d’orgue des tempêtes

24 juin, 2015 à 7:17 | Commentaires (1) | Permalien


La Marée de la fonte des rêves

pluies de novembre (2)

La marée de la fonte des rêves

te submerge dans l’aube bleue

 

Sur l’estran de ton sommeil

la laisse des souvenirs laisse une brume

qui scintille

 

Cristaux de sel

les songes s’agrègent

aux sédiments de la mémoire

où germe le poème.

19 mai, 2015 à 21:11 | Commentaires (0) | Permalien


le rêve des arbres

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Est-ce que les arbres nous rêvent

au long cours de l’hiver?

 

Notre âme frémit-elle

sous la résine des bourgeons?

17 mai, 2015 à 7:43 | Commentaires (0) | Permalien


A Quatre Mains, avec Bérénice Mollet (tableaux textiles)

l'échelle des rêves

Mes pâles pensées tristes

gravissent l’échelle du rêve

vers quel espoir au bout du fil ?

4 mai, 2015 à 13:51 | Commentaires (0) | Permalien


Le Loup du mur (extrait d’Enfances – en cours)

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Le Loup du mur

 

Est-ce la tête de loup de la cour qui me faisait craindre la visite du loup dans les motifs du papier peint? Il fallait scruter la forêt des fleurs avant de s’endormir, y déchiffrer sa présence, la conjurer… Une veilleuse à mon chevet était sensée me protéger. Une petite madone luisait bleue dans la nuit, si je l’avais suffisamment exposée à la lumière dans la journée – il ne fallait pas oublier.

Quand le loup rôdait, pas moyen de l’éviter – des signes précurseurs – un air à la radio, du vent à la fenêtre… Je savais alors que je ne pourrais pas ne pas le trouver dans mon rêve – il fallait bien que je me rappelle le mot magique pour le dissoudre, mais je savais aussi que ce mot m’aurait échappé au moment de le prononcer.

Je me réveillais essoufflée, désespérée, le mot encore m’avait manqué – jusqu’au dernier souffle, au dernier cri – Maman!

5 avril, 2015 à 10:05 | Commentaires (0) | Permalien


A Fleur d’Etang, de Brigitte Marcerou, sur un poème de Marilyne Bertoncini

 

 

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La Botte des rêves, en papier de lierre, sous sa cloche de verre – pour voir davantage d’images, suivre le lien  :

 

 

 

 

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.640255149441712.1073741848.560990584034836&type=1&pnref=story

 

 

3 avril, 2015 à 12:32 | Commentaires (0) | Permalien


Le Grain de Sable

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Un grain de sable sous la paupière

poussière de la mort entre ton œil

et la lumière

Oh que le grain ne meure

pas et que le rêve s’agglomère !

2 avril, 2015 à 9:41 | Commentaires (0) | Permalien


Lorsque la mort nous rêve

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Lorsque la mort nous rêve

derrière ses paupières

une graine de mort germe

dans chaque mot

28 mars, 2015 à 20:06 | Commentaires (0) | Permalien


L’Oeuvre du Temps (4) travail à quatre mains avec Bérénice Mollet

http://berenicemollet.blog.free.fr/

http://berenicemollet.blog.free.fr/

Par les fins capilaires du rêve

pénètre dans la nuit

 

Franchis le seuil et trouve

l’amande du souvenir

 

Alors fleurira le corail

de la douleur

 

abreuvant de soleil

ton coeur sans volonté

20 mars, 2015 à 9:30 | Commentaires (0) | Permalien


INRI – poèmes et photos

Poème à feuilleter sur Calaméo en suivant le lien : http://fr.calameo.com/read/004120293eb2904deea9e

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26 janvier, 2015 à 21:04 | Commentaires (0) | Permalien


La Clé de Jade

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La clé de jade

 

 

La clé de jade ouvrant la cage de ton cœur

est la clé de jasmin qui scellera tes yeux

 

Demain jaillit parmi les soucis de ton âge

entre tes mains

fuyant comme le sable

 

Demain recouvre les jours

en rade dans la mémoire

les jeux du temps jadis

les beaux châteaux effacée par la mer

plus sûrement que le palais d’Armide

 

Le sablier menteur filtre

le temps entre les doigts

et

tu ne sais

 

où est la clé de jade

jadis abandonnée.

 

 

 

 

*

 

9 mars, 2012 à 19:07 | Commentaires (2) | Permalien