le blog de MARILYNE BERTONCINI

Il Ramo d’Oro ( Micromythologie – 11)

.

In questi pensosi boschi

vivono ancor’i morti

come leggende

 

Li puoi sentire sussurare

nel nero canto degli uccelli

 

pour rameau d'or

 

Freme la loro pelle ove calpesti

il morbido muschio

e le loro gracili membra si rompono

coi rami secchi.

 

Sotto la palpebra del cielo

il lago cela quel segreto :

i morti senza memoria

sono il bosco che ti circonda.

.

Dans ces bois pensifs

vivent encore les morts

comme légendes

 

Tu les entends chuchoter

dans le chant noir des oiseaux

 

Leur peau frémit sous la mousse

que tu foules

et leurs membres graciles cassent

avec les rameaux secs

 

Sous la paupière du ciel

le lac cache ce secret :

les morts sans mémoire

sont le bois qui t’entoure.

.

.

28 septembre, 2016 à 9:47 | Commentaires (0) | Permalien


Diano Marina (Micromythologie -10 )

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.

Quel giorno

quando il treno si fermò

a Diano Marina

 

le swing de Paul Anka

croonant au creux de mes oreilles

Stay by me Diana

 

signe venu de si

loin

dans l’éclat de midi

 

I hope we’ll never part

 

terrifiante et soudaine certitude

d’avoir définitivement

rejoint

ta

même

solitude.

 

25 septembre, 2016 à 16:52 | Commentaires (0) | Permalien


Viole di Marzo

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Une tendre constellation flotte bras ouvert

sur le cristal de l’eau

toute piquetée des bulles

qui tremblent dans le verre d’où monte

le sucre du parfum couleur de terre

et d’améthyste

 

Leurs bouches acidulées de safran

parlent la langue du souvenir

oramai smorzate mammole di Parma

tra le pagine del libro richiuso

poi dimenticato

 

Déjà sur le talus

près des mousses ce matin

elles imprègnaient la cire de mon âme

de leur mélancolie douce et

violante

 

O comme un philtre magique

j’aimerais boire de cette eau

où trempent aussi deux tiges

de muscaris

Peut-être ouvrirait-elle la porte de la mémoire

 

J’imagine Eurydice couronnée de pensées

cheminant dessous les prés

s’abreuvant aux fleuves souterrains

où flottent comme ces étoiles les souvenirs des vivants.

 

3 mars, 2016 à 16:49 | Commentaires (0) | Permalien


L’Heure Approximative

lheure

 

Des heures sonnent au souvenir

du cadran de l’horloge

et le matin frotte ses yeux piquants d’étoiles

tandis que chaque chose te parle -

 

les arbres qui s’éveillent te demandent l’aumône

d’une parole

la fenêtre en s’ouvrant te sourit de guingois

l’eau a le bruissement de soie

des souvenirs rampant vers toi

 

Une main te caresse la joue

et des baisers perdus pépient dans les taillis

La trame usée du jour n’est déjà qu’un vestige

à cette heure approximative

qu’ourle le drap gris

de la nuit.

 

*

15 février, 2016 à 23:03 | Commentaires (0) | Permalien


Perdu en Crête – sur un dessin de Pierre Rosin

perdu en crête - pierre rosin

La fourmi tire son fil dans la mémoire-coquillage

et l’aube s’irise du reflet des souvenirs

dans la forêt remembrée

.

Comme les ailes d’un papillon

se déplissent les feuilles-mots

dans la pelote du cocon

où leur frisson de soie agite le passé

sur le dédale sans pensée

.

La doulce douleur brode sa pluie de mai

sur les plaies qui s’effacent dans les lobes nacrés

de la mémoire-cicatrice.

21 janvier, 2016 à 10:22 | Commentaires (0) | Permalien


Souvenir pour E.

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La Deûle coule grise

entre ses berges bises

des rêves se reflètent

parmi les herbes d’eau

des destins fluctuants

ébauchent des histoires

miroitant un instant

dans les nuages d’eau

où le soleil muché

avec les hirondelles

a des frissons de soie

bruissants comme les joncs.

*

 

4 janvier, 2016 à 13:59 | Commentaires (0) | Permalien


Palmyre

 

Murailles de Palmyre

Princes de Trébizonde

Roi morts

que l’enfer du souvenir

rappelle encore

cinq avec cinq(2)

17 mai, 2015 à 20:45 | Commentaires (0) | Permalien


Voyage Secret des Forêts (extrait)

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Brume de fantômes

couleur de leurs racines

neige sur neige des souvenirs

- les arbres se libèrent

4 mai, 2015 à 7:07 | Commentaires (0) | Permalien


Lilas

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Tel

insaisissable et subtil

le souvenir

 

Lilas

Lumineux noyau

de la nuit

 

(extrait de « La Nuit de Lilas »)

26 avril, 2015 à 21:52 | Commentaires (0) | Permalien


Cantilène en blanc mineur

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poème – vidéo à voir et écouter en suivant le lien :

https://www.youtube.com/watch?v=fsHl0OPV24c&feature=youtu.be

10 avril, 2015 à 10:36 | Commentaires (0) | Permalien


Le Loup du mur (extrait d’Enfances – en cours)

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Le Loup du mur

 

Est-ce la tête de loup de la cour qui me faisait craindre la visite du loup dans les motifs du papier peint? Il fallait scruter la forêt des fleurs avant de s’endormir, y déchiffrer sa présence, la conjurer… Une veilleuse à mon chevet était sensée me protéger. Une petite madone luisait bleue dans la nuit, si je l’avais suffisamment exposée à la lumière dans la journée – il ne fallait pas oublier.

Quand le loup rôdait, pas moyen de l’éviter – des signes précurseurs – un air à la radio, du vent à la fenêtre… Je savais alors que je ne pourrais pas ne pas le trouver dans mon rêve – il fallait bien que je me rappelle le mot magique pour le dissoudre, mais je savais aussi que ce mot m’aurait échappé au moment de le prononcer.

Je me réveillais essoufflée, désespérée, le mot encore m’avait manqué – jusqu’au dernier souffle, au dernier cri – Maman!

5 avril, 2015 à 10:05 | Commentaires (0) | Permalien


Les Antipodes (extrait d’Enfances – en cours)

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Les Antipodes

 

Te souviens-tu -

la cour de la maison et son étroite plate-bande aux grosses têtes roses et bleues – les rhododendrons. Velours sourd contre le mur de briques noires.

On habitait rue Blanche. Dans un angle de la cour, la tête de loup. Elle chassait les araignées – impossible de savoir si quelques unes encore s’y trouvaient. On frissonnait de doux effroi.

Sous la terre noire des rhododendrons, nous creusions, dans l’espoir d’atteindre les antipodes. En cachette. Chemin de fuite pour enfants rêveurs, enfermés entre quatre murs d’une courette où des toilettes aux portes vertes exhalaient une haleine d’enfer.

Qui le premier craignit, ainsi creusant, de croiser quelque mort errant sous la rue Blanche?

4 avril, 2015 à 8:54 | Commentaires (0) | Permalien


L’Oeuvre du Temps (4) travail à quatre mains avec Bérénice Mollet

http://berenicemollet.blog.free.fr/

http://berenicemollet.blog.free.fr/

Par les fins capilaires du rêve

pénètre dans la nuit

 

Franchis le seuil et trouve

l’amande du souvenir

 

Alors fleurira le corail

de la douleur

 

abreuvant de soleil

ton coeur sans volonté

20 mars, 2015 à 9:30 | Commentaires (0) | Permalien


L’Oeuvre du temps, travail à quatre mains avec Bérénice Mollet

berenice l'oeuvre du temps

Bérénice Mollet

 

L’Œuvre du Temps :

 

Le souvenir est barbelé –

il saigne sur

le drap de l’aube.

3 mars, 2015 à 10:00 | Commentaires (0) | Permalien


Fantômes d’E.(rydice) – extrait d’un travail en cours

décembre ciel  (20)&

Avant la vapeur d’or

sur les collines

le liseré d’émeraude

à l’aube de la mer

un instant je

ferme les yeux

et

tu

es

frémissant derrière mes paupières

battement d’oiseau à la jugulaire

haleine tiède sur le gris

de la pluie

 

mon compagnon de cendre

18 janvier, 2015 à 15:45 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku du souvenir

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Fusées des rires de l’enfance

jaillissant     vert     des corbeilles et bassins

Baudelaire      je pense à vous

dans les reflets des jets d’eau.

17 décembre, 2014 à 10:29 | Commentaires (0) | Permalien


Comètes Noyées

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Nasses bleues des comètes

noyées aux longs cheveux

où les pensées se prennent

*

Eclats de souvenirs dissous

J’ai tatoué au coeur

ce fragment de mémoire

30 novembre, 2014 à 12:41 | Commentaires (0) | Permalien


Ecrire

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De l’absence sans lieu

d’au-delà des déserts

de par-delà les mers où le temps ne s’écoule

suivant les obscures blessures de la page vierge

cherche, incis, l’élément secret

que sinueusement trace

la lettre

avec lenteur

à travers ses détours

dans le flot de l’imaginaire

et ses remous

comme une houle

De l’autre rive du souvenir

écoute

en l’oblitération

oblique réson affaibli

la pensée effacée

l’altération même de

l’imaginaire

qui s’y soumet

L’Oubli

pur

en dehors du temps

en-deça du souvenir

Oblat sacré qu’expose l’ostensoir

Vérité absente

soleil

sans

iris

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29 novembre, 2014 à 6:55 | Commentaires (0) | Permalien


Paysage Intérieur

 

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Paysage

 

Le bleu s’échappe des forêts

les mains des arbres

te retiennent

 

Le train déchire dans la nuit

de grands lambeaux

de souvenirs.

(1979 – inédit)

7 novembre, 2014 à 8:50 | Commentaires (0) | Permalien


La Vésubie, vidéo-poème

 

cliquer sur le lien : 

 https://www.youtube.com/watch?v=HN8oZsmKEj0

 

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5 novembre, 2014 à 10:36 | Commentaires (2) | Permalien


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