Retrouvée par hasard, cette fable-express écrite pour mes élèves, dans le cadre d’un logorallye organisé en classe, en 2002 (les mots imposés sont en gras, et dans l’ordre, dans le texte – avec une petite entorse pour le dernier). Nous nous étions bien amusés…
L’éléphant et son nez.
Un cirque étant, un jour, passé sur la banquise,
Un étourdi du zoo y resta par surprise.
Quoiqu’il ne fut pas grand, n’étant qu’éléphanteau,
Livres il savait lire, et rouler en vélo :
Il portait avec lui ce dernier instrument
et parcourait la plaine, appelant sa maman.
Hélas, la glace était déserte, les esquimaux, les loups,
Calfeutrés pour l’hiver, dormaient dans les igloos.
» Me voizi, pensait-il, vourré dans de beaux draps,
Dans ze grand enver blanc, bersonne ne rébondra. »
Car il avait un rhume, et s’exprimait du nez,
Or, l’on en conviendra, cela pouvait gêner,
Qui d’aventure aurait voulu le secourir.
Moralité :
Enfant qui, en voyage, décides de partir,
Tu ris, ne croyant pas les conseils des parents !
Mais si tu es sérieux, il en est encore temps :
N’oublie pas d’emporter cache-nez et mouchoirs,
Qui sauveront ta vie quand tu n’as plus d’espoir.
