le blog de MARILYNE BERTONCINI

Pourquoi écrire ?

 

Pourquoi est-ce qu’on écrit?

Pourquoi est-ce que moi, j’écris?

Et pourquoi est-ce que j’écris de la poésie?

 

De la poésie – dans un monde dépoétisé,

irréel à force d’être

monétisé, rentabilisé, évalué…

comment peut-on écrire de la poésie, traiter avec l’immatériel des mots,

quand on vous dit que ça ne se vend pas, que personne ne la lit.

Quand vos collègues vous disent

« je regrette, je n’ai pas de temps pour la poésie dans mon programme de Français. »

Quand vos amis vous disent

« c’est sûrement beau, mais je ne comprends rien à la poésie ».

Quand les éditeurs disparaissent ou vous renvoient votre manuscrit sans commentaire, ou pire encore.

Quand vous vous demandez si vous avez quelques lecteurs avec qui partager vos textes…

 

Oui, partager – c’est sans doute l’une des espérances qui font qu’on écrit – même si comme moi, on tend à repolir les textes si longtemps qu’ils parviennent rarement dans la boîte aux lettres d’un éditeur, qui risque de vous renvoyer… etc. (voir ci-dessus)

Partager – comme le pain de la vie - partes agereagir et donner – les deux marqueurs essentiels de notre humanité.

 

Partager les miettes d’émerveillement que me procure le réel -

car le réel est une source permanente d’émerveillement – même dans sa douleur, sa violence, son obtuse différence.

 

Partager AVEC le réel – en faire partie.

Oui, partager : agir en poète.

Car il me semble qu’être poète aille bien au-delà du fait qu’on écrive et publie de la poésie. Certains poètes publient – certains écrivent et pensent être poètes – mais je connais nombre de poètes qui vous seront à jamais inconnus – parce qu’ils n’écrivent pas. Parfois même parce qu’ils ne parlent pas.

Oui, il est des poètes muets, dont la seule présence au monde vous fait partager le réel d’une façon vibrante.

Vibrer – voilà :

j’écris de la poésie pour vibrer

en accord avec le réel qui m’entoure

et m’enchante.

13 octobre, 2016 à 16:50 | Commentaires (0) | Permalien


« Le Fourminautore » dans « Journal de mes paysages »

 

Mon  texte sur le labyrinthe dans le numéro 2 de la jeune revue « cosmoréaliste » Jdmp (à commander à l’adresse suivante : journaldemespaysages@gmail.com),

un grand merci à Pierre Saunier, Martin Wable et toute l’équipe :

2015-05-20 14-13-24_0018

 

 

20 mai, 2015 à 15:36 | Commentaires (0) | Permalien


Les Yeux d’Argos

LES YEUX D ARGOS (1) LES YEUX D ARGOS (2) LES YEUX D ARGOS (3)

 .

Les pages écrites sont-elle mortes

tant qu’elles espèrent un regard

la voix d’un lecteur

une bouche

ta main

 LES YEUX D ARGOS (4)

23 mars, 2015 à 10:57 | Commentaires (0) | Permalien


Pluie

2015-01-09 14-39-39_0017

Sous la pluie frémit l’oiseau –

sous ses plumes, sa chair de cendre

dessine un fin glyphe de nuit.

15 mars, 2015 à 21:00 | Commentaires (0) | Permalien


Haïku confit

 

haiku confit

.

.

.

Essaim d’abeilles la bassine bourdonne

la buée sur la vitre trace des gribouillis

et la gelée se prend dans le secret des pots.

 

18 décembre, 2014 à 20:18 | Commentaires (0) | Permalien


Ecrire

DSCN1760 

De l’absence sans lieu

d’au-delà des déserts

de par-delà les mers où le temps ne s’écoule

suivant les obscures blessures de la page vierge

cherche, incis, l’élément secret

que sinueusement trace

la lettre

avec lenteur

à travers ses détours

dans le flot de l’imaginaire

et ses remous

comme une houle

De l’autre rive du souvenir

écoute

en l’oblitération

oblique réson affaibli

la pensée effacée

l’altération même de

l’imaginaire

qui s’y soumet

L’Oubli

pur

en dehors du temps

en-deça du souvenir

Oblat sacré qu’expose l’ostensoir

Vérité absente

soleil

sans

iris

DSCN1766

29 novembre, 2014 à 6:55 | Commentaires (0) | Permalien


La Vésubie, vidéo-poème

 

cliquer sur le lien : 

 https://www.youtube.com/watch?v=HN8oZsmKEj0

 

DSCN0861 (2)

 

5 novembre, 2014 à 10:36 | Commentaires (2) | Permalien


Les Noms d’Isis (extrait)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA 

 

Hiératique et obscure détentrice du Nom Secret

Iris lancéolé

Iridescente Isis

grave

fleur

de poésie

 

enclose au coeur de la parole

réfrangible cristal

du souvenir

 

*

 

Azur ou safran

métalescente soie

mince et flexible flamme

palpitante et fugace

 

aigue-vive

tu

t’élances

sur le fléau

du

vide

 

et dans l’instant

Tout

disparaît

 

miroitant et spectral souvenir de la page

 

 

4 novembre, 2014 à 16:42 | Commentaires (2) | Permalien